Forum non officiel sur le chanteur Bruno Bénabar
 
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 Articles sur les concerts 2012

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kiki
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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Mer 25 Avr - 9:21



Bourges : Bénabar et Brigitte premières stars du Printemps hier soir
EMMANUEL MAROLLE | Publié le 25.04.2012


Bénabar hier soir pour l'ouverture du 36ème Printemps de Bourges | LP Jean-Baptiste Quentin

[...]
Pendant longtemps Bénabar lui, c'était le costume noir. Désormais, comme hier à Bourges, c'est les strass, les paillettes, les gros décors et le pantalon pourpre. Sur cette nouvelle tournée clinquante, le chanteur gagne en spectaculaire ce qu'il perd en énergie et en enthousiasme. Certes, l'humour de l'artiste est toujours là, quand il veut faire le malin avec ses choristes ( «Tu vas m'étendre ça dans la loge, s'il te plait »), les chansons pas toujours, lorsqu'on l'entend reprendre les pénibles «Rateaux» de son dernier album ou revisiter, en acoustique, «A votre santé», en y glissant des citations de marques célèbres. Exercice de style presque embarrassant.
[...]
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fanny08

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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Mer 25 Avr - 10:08

Oui, beh pas avec celui là non plus !!!
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kiki
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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Jeu 26 Avr - 16:49



Bénabar : « Je raconte ce qui m’émeut »

Son dernier album est sorti en décembre dernier mais le concert de samedi au Galaxie traversera l’ensemble de sa carrière.

Le chanteur compositeur Bénabar, dont le dernier album est sorti en décembre 2011, sera en concert samedi soir au Galaxie à Amnéville. Rencontre avec l’artiste qui a déjà remporté trois Victoires de la Musique.

Quelle place occupera votre dernier album dans le concert de ce samedi soir ?

BÉNABAR :« Il y aura 4 ou 5 chansons du nouvel album Les bénéfices du doute. Pour le reste, je revisite tout mon répertoire. Ce concert est tout sauf le service après-vente du nouvel album, c’est un petit peu un best of de l’ensemble de ma carrière avec des chansons que je n’ai pas chantées depuis longtemps. Et comme j’aime beaucoup le côté festif des concerts, j’ai préparé pas mal de surprises : nous sommes onze sur scène, musiciens et choristes, avec pas mal de cuivre, cela permet pas mal de choses. Je tiens à ce que le spectacle soit un divertissement complet ».

Vous êtes souvent décrit comme un artiste qui chante les petites choses du quotidien, comment réagissez-vous par rapport à cette affirmation ?

« Cela ne me pose pas de problème. Je raconte ce qui m’émeut, ce qui me touche, ce qui nous touche tous. Et puis je me méfie des grandes phrases, des grands engagements politiques ou autres. Je suis plus proche de la vie de tous les jours et des sentiments qu’elle fait naître. Je décris ce que nous connaissons tous ».

Vous avez commencé votre carrière artistique avec le cinéma. Avez-vous des projets en ce domaine ?

« J’ai quelques projets. Mais on sait ce que c’est que d’avoir des projets dans ce métier. Avant qu’ils ne se concrétisent… Il est bien trop prématuré de parler de quoique ce soit ».

Bénabar, 19h45, samedi au Galaxie à Amnéville.

=================




Bénabar, chanteur d’histoires



Dix ans de carrière, six albums et trois Victoires de la musique ont fait de Bénabar un grand nom de la chanson française. C’est aussi un grand interprète : la preuve vendredi soir à la halle Tony-Garnier de Lyon. Photo DL/Christophe AGOSTINIS


Petites histoires et grandes chansons : en (déjà) dix ans de carrière, Bénabar a trouvé sa place dans la chanson française contemporaine et gagné ses galons de chanteur populaire. Un succès qu’il doit aussi beaucoup à ses concerts, moments d’échanges intenses avec son public, où Bénabar fait preuve d’un talent d’interprète étonnant.
Treize nouvelles chansons l’accompagnent

Après avoir livré, en fin d’année dernière, un nouvel album intitulé “Les bénéfices du doute”, le chanteur a entamé une nouvelle tournée qui l’amènera vendredi soir à fouler la scène de la halle Tony-Garnier de Lyon. Presque des retrouvailles puisque Bénabar s’y est déjà produit cette année : c’était en février, compagnie de toute la troupe des Enfoirés. Mais cette fois-ci, c’est en solo que Bruno Nicolini de son vrai nom, assurera le spectacle.

Et du spectacle, il y en aura assurément, le chanteur n’ayant a priori rien perdu de son énergie, ni abandonné son sens de l’autodérision. Et puis il y a les chansons. Les “anciennes”, évidemment, sur lesquelles il a fondé son succès, de “Y’a une fille qu’habite chez moi” à “L’effet papillon” en passant par” Le Dîner”. Et les petites nouvelles, emmenées par les singles “Politiquement correct” et “Les Râteaux”.

Sur des sonorités jazz, accompagné d’un piano festif qui glisse vers la mélancolie, ou d’une fanfare cuivrée, Bénabar chante et enchante des petits moments du quotidien, des histoires simples pour sourire ou s’émouvoir.

Pour réaliser “Les bénéfices du doute”, le chanteur, qui est aussi acteur et comédien, a écrit vingt-cinq chansons pour finalement n’en retenir que treize. Il aura fallu trois ans à l’auteur, compositeur et interprète pour écrire, réécrire et peaufiner ses chansons jusqu’à la moindre virgule, jusqu’au plus simple accord. Le titre “L’agneau” a, par exemple, nécessité quarante versions avant d’aboutir à un résultat qui le satisfasse : Bénabar est un perfectionniste, en quête du subtil équilibre entre paroles et musique. Ce nouvel album a été l’occasion d’accueillir de nouveaux instruments : trombone et contrebasse se sont invités dans ses compositions, leur donnant un petit air jazzy.

Côté textes, Bénabar aborde des thèmes comme l’alcoolisme ou la fuite du temps et montre encore un peu plus qu’avant son profil engagé sur “Politiquement correct”. Mais toujours avec humour. Son dernier single “Les Râteaux”, est plus léger et renoue avec ce mélange de quotidien et d’autodérision qui ont fait sa griffe.

Bénabar a encore beaucoup d’histoires à nous raconter en chansons.

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Agnès

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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Jeu 10 Mai - 16:25

Trouvé sur un blog, très sympa je trouve !

Citation :
S'il fallait rédiger une définition de Bénabar, ce serait celle-ci : « sorte de zébulon en pantalon violet, plein de charme, d'humour et d'énergie, s'offrant sans compter à son public. »

Chanteur tendre et généreux, il était entouré, cette fois encore, d'une belle équipe. Avec une mention spéciale pour les deux choristes, très présentes sur scène !

Bien sûr, il faut aimer le style Bénabar... mais si c'est le cas, quel régal ! La magie opère. On rit, on chante, on applaudit. Tout ceci dans une ambiance bon enfant et conviviale. Vous avez dit « politiquement correct » ? Oui et on assume ! Concert réussi !
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kiki
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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Jeu 10 Mai - 18:23

Un autre article qui va dans le même sens que celui posté par Agnès au-dessus :

Live Reports — mai 10, 2012 4:05
Benabar @ Printemps de Bourges
Posted by Francofolies

Bénabar arrêtait sa tournée, déjà bien entamée, avec « Le Bénéfice du doute » au festival Le Printemps de bourges (18) qui débutait, lui, la saison des festivals. Le public amassé sous le chapiteau du Phénix venait tout juste d’être bien échauffé par Brigitte (qui t’a envoyé en fin de set une reprise plus que costaud de « Eye of the tiger » !)

Sachez que ce soir là, j’étais quand même raccord. Mon stylo, récupéré lors du concert de Thomas Dutronc, est signé « Infréquentable », dernière tournée de Bénabar.
Un rideau blanc sépare la scène en deux. Bénabar, veste et t-shirt noir associés à un pantalon mauve, entre en scène avec « Quelle histoire » dynamisé par un banjo et un harmonica. Le rideau blanc, derrière lui, cachait bien des choses… Sur « Infréquentable » celui-ci tombe et dévoile le reste de son band : une section cuivres et deux choristes, sur une plateforme en cubes, aux humeurs colorées changeantes et un rideau de petite loupiotes. Ils sont désormais douze. L’artiste occupe l’espace et se met déjà à danser sur le titre « Ou t’étais passé ? ». Ses choristes (Nathalie et Valérie) aux jupes printanières se lancent dans une choré funky. L’ambiance est bon enfant. Bénabar, autant que ses musiciens, font le show. Le public s’improvise choriste sur les « Pas du tout » ou sur les « J’temmerde » libérateurs de «Politiquement correct», dédicacé aux rebelles de salon. Ambiance presque fanfaresque sur « Y’a Une Fille Qu’Habite Chez Moi », lui saute, les choristes lancent des « héhéhéhey » alors que les baguettes frottent les caisses de la batterie. Dans le public, les jambes ne tarderont pas à gigoter. Solo de basse sur « Moins vite », ils se lanceront ensuite tous dans une choré de lampes halogènes sur l’introduction de « Quatre Murs Et Un Toit », l’un des succès de son précédent album.



Plein d’auto-dérision, il jouera l’angoissé lorsque le public se met à applaudir Denis Grare, son accordéoniste, qui l’accompagne sur la valse musette « Le 115″, tiré de l’album « La p’tite monnaie » : « je n’aime pas qu’on applaudisse quelqu’un d’autre ». Là, le silence est de mise, derrière lui le rideau se referme, on l’écoute. Sur « Dis Lui Oui », les arrangements se font presque jazzy et la batterie chaloupée sur le final. Bénabar traverse la scène en sautant, son énergie est communicative et le public tape dans ses mains. La flûte se fait champêtre sur « Berceuse » où il joue le père qui essaye (désespérément) d’endormir son bébé et qui là aussi se terminera en fanfare, improvisée sur le devant de la scène par les musiciens : joyeux bordel ! Pour le morceau « A Not’ Santé », revu avec de la réclame parce que « c’est la crise », tous les musiciens le rejoignent avec de mini-instruments (yukulélé), version récup’ aussi (une poubelle, une boîte de céréales en guise de maracas, une poêle…) Sur le dos de son T-shirt se dévoilera un petit logo jaune Mc Do et il glissera de temps à autre quelques clin d’œils à des pubs de grandes enseignes (Findus, Ikéa…) A côté de moi, on lance « c’est excellent » ! Instant zygomatiques, oui.

Florilège de tubes pour la fin du set avec « Les râteaux », son air faussement mégalo et ses jeux de mots : « c’est très salissant l’amour propre ». On chante les paroles du « Diner » par cœur. Sur « L’effet Papillon », un petit souffle printanier fait bouger les têtes et le public improvise des « lalala ».
L’artiste saltimbanque ne se fait pas prier pour le rappel : « Les Épices du Souk du Caire ». Là, on se dit que Bénabar sur scène, c’est avant-tout du spectacle. L’effet Bénabar, c’est à vivre aux Francos, le 11 Juillet !

SOURCE
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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Jeu 10 Mai - 21:54

merci pour ces articles très sympa :-)
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MéLie-MéLo

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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Ven 11 Mai - 21:20

Pas passée depuis quelques jours, je constate que je ne manque pas de lecture Smile merci les filles pour ces dernières trouvailles !
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kiki
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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Sam 19 Mai - 7:41



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Laurence

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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Sam 19 Mai - 11:26

Ah, ben voilà une critique qu'elle est bonne (et réaliste) ! Very Happy
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Agnès

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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Lun 21 Mai - 16:30

De la part de Fanny (qui sera à ce festival !)





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kiki
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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Lun 21 Mai - 16:34

Merci Fanny et merci Agnès Smile
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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Lun 4 Juin - 8:42



Tournus chante aussi dans la gadoue, la gadoue
le 04/06/2012 à 05:00 par Meriem Souissi


Benabar chante la vie et les hommes pleins de défaut, le public en a redemandé, ban bourguignon à l’appui en fin de concert. Photo Gilles Dufour

Pensée émue hier pour Gainsbourg, le site des Francos Gourmandes, était un hommage à sa Gadoue. Samedi l’eau était dans les bouteilles, chaleur oblige. Hier, elle était plutôt sur les têtes. Ils étaient deux bons milliers bottés et protégés au mieux, pour profiter de Carmen Maria Vega bien décidée, en ce début d’après-midi, à faire monter la température un brin frisquette. Short noir et coiffure ultra-courte, elle clame volontiers “On s’en fout” avant de confesser “J’en ai mis des coups de latte” ou encore d’affirmer “La poésie, c’est pour les cons”. Le tout soutenu par une batterie survitaminée. Elle en remontre volontiers à qui penserait qu’il s’agit d’une énième chanteuse sans grand relief. C’est au contraire « punchy » à souhait.

Heureusement, car finalement, le groupe suivant baptisé Révolver ou le jeune chanteur suisse Bastien Baker, n’ont pas son abattage, c’est plutôt le registre de la gentille pop à minettes, pas désagréable mais sans plus.

Bien loin de la verve d’un Yves Jamait dont on attendra l’invité Stéphan Rizon, empêché par quoi, on ne saura jamais ! Le Dijonnais a mis son beau costard pour l’occasion pour mieux soutenir sa fibre sociale “ Combien de temps va-t-on se laisser faire ?” demande-t-il avant de jure “ Y en a qui s’ront jamais dans la merde”.

On attendait Bénabar et on n’a pas été déçu, le garçon infréquentable n’a pas démenti sa réputation. Sautillant comme un zébulon sur la scène, il nous a refait le coup de la chanson parlée, des historiettes de tous les jours, des maisons hantées, des filles qui habitent chez lui. C’est bien, c’est vif et cela donne envie de danser.

On nous avait promis une affiche digne des Francosfolies de la Rochelle, on a eu en plus le crachin breton. Tant pis, c’était quand même extra !
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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Sam 9 Juin - 10:25

Les québécois sont tombés sous le charme de Bruno (hélas ! parce qu'ils vont nous le piquer plus souvent). Beaucoup de tweets saluant le concert d'hier soir. A plusieurs reprises, était mentionné le Métropolis en délire...


Une premier article lu dans

Bénabar aux FrancoFolies de Montréal - Il chante, il danse, il pense ! En même temps ! Quel type épatant !
Sylvain Cormier 9 juin 2012 02h06 Musique

On allait voir ce qu’on allait voir. On a vu ce qu’on a vu. Vendredi soir, de cette sorte de vendredi dont on se souvient pour toujours comme «ce vendredi-là», un Métropolis archi-plein a reçu au plexus et dans les genoux et jusque dans la boîte à poux l’expérience Bénabar. Le formidable spectacle de variétés Bénabar. La leçon de dynamisme Bénabar. La sarabande de la bande à Bénabar. Le bar ouvert d’énergie pure Bénabar. La trempoline humaine Bénabar. Le grand coup d’intelligence dans les miches Bénabar. La centrale électrique Bénabar. La totale Bénabar, quoi. Pour la première fois.

Quoique. Précisons: Bruno Nicolini dit Bénabar s’amenait pour la première fois à Montréal, première fois à nos Francos. De toute évidence, bon nombre de spectateurs avait vécu ça avant et ailleurs. Combien étaient-ils de Français extatiques, se pinçant pour y croire, de Belges ravis au-delà du plausible? Un tiers de salle, je dirais. Je peux le dire parce qu’en lever de rideau, Sophie Beaudet -- une Sophie Beaudet pas mal du tout, enrichie aux enzymes, qui a visiblement gagné en confiance et en aisance lors de ses premières parties de Daniel Lavoie – a demandé aux gens qui venait d’où. Des Français dans la salle? Les Français ont fait du ramdam comme dans un match de foot de l’Olympique de Marseille. C’est toujours comme ça les premières fois, ça arrive moins à un Thomas Fersen ou un Arthur H: l’occasion d’avoir Bénabar de si près est si rare en Europe que les Européens présents en perdaient toute contenance.

Et nous alors! Bénabar avait des fans québécois, le savait-il? Des fans qui connaissent ses chansons et peuvent les fredonner sur demande, il en avait vendredi un autre gros tiers de Métropolis. Le dernier tiers, je suppose, était composé de curieux et d’amateurs de chanson française au sens large. Ce qui nous fait trois tiers, et pas loin de 2000 personnes.

Ça dit un peu l’ambiance. Mais ça ne dit rien de ce qui passe quand il arrive, Bénabar, quand il fait irruption! Oh l’aguerri et son équipe d’aguerris! Savent ce qu’ils font, on s’en doutait, mais à ce point? En deux secondes, le Métropolis tapait des mains. En deux chansons, ça bondissait. Après une demi-heure, c’était comme une fin de spectacle, et ça n’allait plus cesser d’être une fin de spectacle par-dessus la précédente fin de spectacle. Fiou! Diantre, fichtre, bigre. Comment vous décrire ça avec des références parlantes? Disons que c’était à la fois le côté bon enfant des Collégiens de Ray Ventura et la précision maniaque de Claude François et ses Clodettes, la bonne humeur contagieuse de Henri Salvador et… l’étonnante et unique manière Bénabar.

À savoir: donner à la manière résolument divertissante – on pourrait dire, à la manière des émissions de variétés de Maritie et Gilbert Carpentier à la télé française des années 1970, auxquelles il rend d’ailleurs hommage – ce qui n’est pas l’ordinaire des chansons de variétés: du contenu. Des tranches de vie universellement vécues (Où t’étais passé?), des portraits finement dessinés composant une véritable galerie (Infréquentable, L’agneau, Les râteaux), des petits riens de la vie quotidienne (Y'a une fille qui habite chez moi, La phrase qu’on a pas dite), et ça et là ce qu’il appelle en entrevue des «thèmes lourds»: par exemple, avoir des enfants et comment ça se passe vraiment (Quatre murs et un toit). Sur disque, ça fonctionne sur le mode intimiste. Vendredi, ça fonctionnait sur le mode spectaculaire. Les mêmes chansons. Faut le faire.

Quand je suis parti pour écrire ces lignes, le Métropolis baignait déjà dans la frénésie générale et on était seulement à mi-parcours. Ça devenait théâtral, un brin vaudeville. Les cuivres, belle équipe de déjantés, donnaient dans la gestuelle désarticulée. Pendant ce temps, les deux choristes, plus grandes que Bénabar, le serraient de près, s’en amusaient et lui aussi. «Il va falloir changer, soit de talons, soit de choristes…», a-t-il suggéré. «Ou de chanteur…» a ajouté l’une des choristes. Saynète faite pour rigoler, comprenait-on: gagné, on rigolait. Je me suis dit que c’était un joli moment à garder en tête pour le chemin du retour. Je gage un gros deux que Bénabar et sa bande n’en sont pas restés là. Gageons aussi qu’avion abhorré ou pas, Bénabar reviendra.
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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Sam 9 Juin - 20:07

Francos Jour 2 : la bombe Bénabar
Publié le 9 juin 2012 par bambino1062

J’en avais glissé un mot durant l’entrevue réalisée face-à-face deux jours plus tôt : je n’avais vu aucune de ses performances sur YouTube et je n’avais pas recherché la sélection de chansons de sa tournée européenne (Anyway, les journalistes n’en ont pas reçu vendredi…) Je voulais que cette première présence sur scène de Bénabar à Montréal soit pour moi une découverte absolue. Plaisir décuplé et électrochoc total, faut admettre.

Par Philippe Rezzonico

Les chansons, ça oui, je connaissais. Ça fait des années que j’écoute ses disques en maudissant sa phobie de l’avion qui nous a privé de sa présence chez nous à maintes reprises au cours des ans. Et il y a deux ou trois titres que j’espérais entendre impérativement.

Mais dès que Bénabar et ses neuf musiciens et choristes ont pris d’assaut – c’est le mot – la scène du Métropolis vers 21 h 45 vendredi, j’ai compris que l’intérêt était ailleurs. Bénabar en personne, c’est le cumulatif de six ou sept décennies de variétés françaises résumées en une production où jamais la musique contagieuse et effervescente ne fait ombrage aux textes séduisants et grinçants.

Véritable dynamo sur scène, ce Bénabar. En raison de son physique svelte de jeune premier, il fait penser à un Claude François plus dynamité que le Clo Clo d’origine et il possède une voix au phrasé impeccable qui porte toutes les nuances de ses mots et de ses observations parfois décapantes du quotidien.

Avec deux choristes féminines de format géant – remarquez, c’est Bénabar qui est petit – qui apportent une dose de soul et un groupe qui s’inspire autant des big bands de Chicago, des ensembles de fête foraine d’Europe que des Dixeland de La Nouvelle-Orléans, nous sommes en voiture avec ce gros son d’ensemble, cette folle énergie et les cuivres pétaradants.

Avec une telle mixture, c’était gagné d’avance face à un public qui – contrairement à moi – avait vécu l’expérience de scène Bénabar à Québec en 2005 ou quelque part en France ou en Belgique lors de la dernière décennie. Fallait voir le sourire éclatant du chanteur quand la foule a commencé à chanter à l’unisson la plupart des refrains et même des couplets entiers de ces anciens titres comme Quatre murs et un toit.

Impensable décalage

A l’inverse, quiconque n’ayant jamais vu le monsieur sur les planches ne peut être que renversé par le décalage studio/scène. Les chansons de tous les artistes sont plus dynamiques sur scène, c’est su et connu. Mais avec Bénabar, on ne passe pas à l’étage supérieur : on monte carrément du rez-de-chaussée au sommet du gratte-ciel.

Le classique des colocataires amoureux, Y’a une fille qu’habite chez moi, battait la mesure à 100 à l’heure ; Maritie et Gilbert Carpentier, chanson hommage aux émissions de variétés françaises et au Music Hall, était explosive ; Dis lui oui baignait dans les effluves jazz pimpantes ; tandis que Le Dîner avec sa phrase fédératrice « On s’en fout, on n’y va pas !» était de l’ordre de la déflagration.

Là, nous n’étions plus au Métropolis, mais quelque part dans une salle de France avec un Bénébar qui sautait comme un beau diable. Référence québécoise : Imaginez les Cowboys Fringants chanter La Manifestation.

En spectacle, Berceuse – chanson ou un papa se fait suer à tenter d’endormir son mioche – prend des allures théâtrales au possible. Et que dire de À votre santé qui a bénéficié d’une notion de placement de produit. Placé à l’avant-scène, le groupe a utilisé des seaux, une boîte de céréales (?) et une échelle (!) comme instruments. Mais pas de casserole….

Bénabar a expliqué qu’il fallait bien payer l’avion. Bref, à la chanson joviale, on a intégré les slogans de restos populaires du Québec. Fallait entendre Bénabar chanter : « Pout, pout, pout, St-Hubert BBQ ! » Hilarant. Ça, c’est un artiste qui sait s’adapter au pays dans lequel il joue.

Et au lieu de miser à fond sur son nouveau disque – Les bénéfices du doute - paru au Québec cette semaine, il a, au contraire, fait plaisir à ses vieux fans montréalais probablement frustrés de ne pas l’avoir vu depuis ses débuts en offrant Les mots d’amour (tiré de Les risques du métier, 2003) et La P’tite monnaie, extraite de son tout premier disque de 1997. Respect.

Bon, on l’a trouvé un peu frileux de ne pas avoir joué Politiquement correct, chanson-phare de son nouveau disque qui lui a valu des critiques en Europe, mais comme il doit revenir à l’automne – il semble avoir dominé sa peur de l’avion -, il pourra se reprendre dans quelques mois.

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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Sam 9 Juin - 20:39

Eh beh ! Je crois que ça a bien marché pour lui au Canada ! Laughing Merci pour ces articles, Kiki, ils font vraiment plaisir à lire ! (Mais rentre quand même en France, Bruno, hein ! Surprised )
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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Sam 9 Juin - 21:24

Bénabar à fond de train
Publié le 09 juin 2012 à 13h21 | Mis à jour à 13h21
Josée Lapointe
La Presse

La venue de Bénabar aux FrancoFolies avait tous les ingrédients du happening: une vedette populaire qui met les pieds pour la première fois à Montréal, des chansons bien écrites et festives, un spectacle rodé au quart de tour. On attendait un événement vendredi soir au Métropolis, on l'a eu.

L'ingrédient principal de ce cocktail est Bénabar lui-même, son énergie et sa force vitale. On le sentait d'un type nerveux, proche de l'hyperactivité, lorsque nous l'avons rencontré en entrevue. Sur scène, le chanteur de presque 43 ans n'arrête pas un instant: il saute, il tourne, il court, il gesticule tellement qu'après quelques pièces seulement, il est en sueur.

Il mène ainsi son spectacle de presque deux heures à un tempo d'enfer et ne prend que deux véritables pauses, pendant la touchante Je suis de celles, qu'il chante seul au micro, et lors de sa fausse berceuse «Si tu dors pas j'te place!», une des pièces les plus drôles d'un répertoire qui en comporte plusieurs.

Bénabar ne cache pas son amour pour la variété et assume son côté entertainer: on est là pour danser, chanter et prendre du bon temps. Il est pour cela appuyé par une section de cuivres, deux choristes, des guitaristes et des claviéristes: 10 personnes sur scène portant veston à carreau et robe à pois, dont l'enthousiasme est communicatif, et qui font de ce moment une véritable fête.

Même s'il vient de sortir un nouveau disque, Les bénéfices du doute, Bénabar a interprété peu de nouvelles chansons. Il a plutôt puisé dans ses cinq premiers disques et enfilé les succès - Y'a une fille qu'habite chez moi, L'effet papillon, Les épices du souk du Caire, Le dîner-, jouées sur un rythme accéléré, avec toujours le fond de fanfare qui fait sa marque de commerce. Même si sur disque le chanteur est passé à autre chose, la formule reste fort efficace en spectacle.

Une première rencontre réussie donc entre Bénabar et le public montréalais. Bien sûr, le chanteur prêchait vendredi à des convertis: au parterre, on retrouvait une forte communauté de Français.

Mais il y avait aussi de nombreux fans québécois qui, s'ils apprécient quand même les références franco-françaises - Maritie et Gilbert Carpentier, émission de variété des années 70, ça ne nous dit pas grand-chose-, apprécient encore plus les clins d'oeil locaux. La version acoustique low fi de À notre santé, avec placements de produits de Saint-Hubert, IGA et du Vieux-Duluth, était absolument délicieuse.

On sait que Bénabar a envie d'explorer le territoire québécois l'an prochain. Sans trahir ce qu'il est, il devra peut-être trouver un meilleur équilibre entre ses références et les nôtres. On lui souhaite bonne chance, pour lui, et surtout pour tous ceux qui ne le connaissent pas encore : ils ne savent pas le plaisir qui les attend.
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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Dim 10 Juin - 13:15



Francos: notre critique de Bénabar



Une visite qui s’imposait depuis trop longtemps

Le Métropolis, empli de ses compatriotes l’attendant de pied ferme, vibrait d’une fébrilité tendue. C’est que Bénabar n’était venu pousser la chanson au Québec qu’une toute petite fois dans sa carrière, sans même s’arrêter dans la métropole.

Accompagné de dix musiciens, dont trois cuivres et deux choristes, le chanteur aux tendances variété très assumée a démarré le bal avec Quelle histoire, tirée de son plus récent disque, Les bénéfices du doute. Le ton était donné: la soirée sera festive!

Enchaînant chanson par-dessus chanson, sautant d’un de ses six disques à l’autre avec l’aisance du vieux routier, le chanteur français a mis oh, l’instant d’un couplet et d’un refrain, pour mettre le public dans le creux de sa main.

Bon, celui-ci était conquis d’avance. Détail…

Timide au début, le parterre s’est réchauffé graduellement, jusqu’à ce que spontanément – ou influencé par le micro tendu du rebord de la scène – il chante les paroles répétées à la fin des couplets de Quatre murs et un toit.

Le Métropolis tremble

Mais c’est vraiment avec Y’a une fille qui habite chez moi, la chanson qui l’a fait connaître dans l’Hexagone (avec Dis-lui oui), que toute l’énergie encapsulée par l’attente s’est libérée. Faut souligner l’excellent travail des musiciens, increvables, qui ont insufflé leur énergie positive à chaque pièce.

Et des pièces, Bénabar et sa bande nous en ont servi! Il a beau être chiche sur le nombre de visites, il n’a pas lésiné sur la quantité de matériel. Dix-neuf pièces plus deux en rappel ont fait le plaisir des spectateurs.

Un retour aux années 70



Parce que la soirée n’était qu’un immense prétexte pour s’amuser, danser et chanter, autant sur scène, où Bénabar cède souvent la place à ses musiciens, habillés de couleurs voyantes. Bonne idée de laisser au placard le noir habituel des uniformes de musicien. Mention spéciale aux choristes, souvent reléguées au rôle de décoration, qui prenaient littéralement contrôle de l’espace – elles dépassent Bénabar d’une bonne tête – qui dansaient et souriaient. Bref, chaque personne sur scène fait partie intégrante du spectacle.

Car Bénabar descend directement de cette tradition de variété, dont il traite dans Maritie et Gilbert Carpentier. C’est coloré, vivant, vibrant, exagéré: les chansons intimistes (Je suis de celles) deviennent feutrées, les extraverties deviennent extravagantes et les énergiques élevées à un nouveau plateau.

Là réside une des grandes forces de ce showman : l’audace et l’envie de remanier son répertoire, pour s’amuser et amuser son public. Le quarantenaire sait qu’il est sur scène, car le public est dans la salle. Il le dit lui même, alors qu’on chante en chœur La berceuse : «Putain que j’adore ce boulot !» On est loin de l’artiste torturé.

Bref, ça me rappelle à la fois Michel Fugain, à l’époque du Big Bazar, pour l’esprit collectif, les chansons dansantes, le côté racoleur limite complaisant. Ça me rappelle aussi les Colocs et leur énergie festive contagieuse, mais dans un tout autre registre



En rappel, nous avons eu droit à Love Me Tender francisée, expliquée et comique – pensons Toune d’amour d’Alexandre Champagne sur une musique inspirée d’Elvis – et à une finale endiablée sur Les épices du souk du Caire. Le public est sorti heureux, satisfait, content et repu de Bénabar. Dommage qu'il ne vienne pas au Québec plus souvent - on serait gagnants.

Quant à Sophie Beaudet, elle a fait bonne figure en ouverture, malgré certains problèmes techniques. Son folk, dans la même lignée que celui de Marie-Pierre Arthur et de Salomé Leclerc, est intéressant. À explorer.
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Catherine

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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Dim 10 Juin - 19:12

Très bonne presse à Montréal ! Merci pour tous ces articles Kiki !
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Agnès

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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Dim 10 Juin - 22:19

Je suis super contente qu'il ait eu un énorme succès là-bas et en même je trouve qu'il avait déjà bien assez d'admiratrices ici ...
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fanny08

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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Lun 11 Juin - 8:18

Merci !!! Very Happy
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kiki
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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Lun 11 Juin - 20:38

Un article de blog bien sympa :

Citation :
Bénabar, Les Bénéfices Du Doute
Publié le lundi 11 juin 2012 par Gigi

M. Bénabar était attendu au Métropolis ce vendredi 8 juin. Devant un public impatient et en feu, il annonçait les premières notes d'un show très très festif. M. Bruno Nicolini, de son vrai nom, et son sens de la dérision légendaire, fait une entrée fracassante sur scène, et en jette avec son pantalon mauve qui n'entâche en rien son rock endiablé. Bénabar prend un plaisir certain à nous conter des chansons qui sentent le vécu, le déjà-vu. Chaque pièce est un régale, elles s'inpirent de Julie, Clothide, Marie-Ève, de vous, de moi, et on se sent tout confort, parce qu'on se dit tient "je connais quelqu'un à qui c'est arrivé" ou "c'est tellement vrai", "oh ben, je ne suis pas le seul". Il dissèque les émotions des couches populaires avec classe. Le résultat est plutôt tordant, même pour les morceaux les plus tristes. Il a toujours le mot pour rire ce Bénabar.

Bénébar fait dans le "CloClo" dit Claude François, un peu chorégraphié, de très jolise choristes, les "Bénabarettes" pour remplacer les claudettes? Humour toujours!

J'ai trouvé que le show s'inscrivait un peu dans le rock breton, un brin de Matmatah, qui résonnait dans ce rock endiablé. Dans une atmostphère très Franco, très famille, on apprécie la foule en délir qui danse et saute et chante, un vrai karaoké géant. On ne peut s'empêcher de sourire lorsqu'il entâme en confidence "Les rateaux", un peu railleur, et un peu moqueur, mais on adore. Le chanteur populaire, comme un laron en foire, nous donne tout le jus de la soupe populaire qu'est la vie. Et on en redemande!!

J'aime la boutade sur les amours en folies de jeunes ados qui comptent fleurettes, je cite : "Un visage qui ressemble plus à un clafoutis" ou quelque chose comme cela. Pas très gentil mais cela fait sourire et rappelle tendrement l'adolescence, où tous les sens sont en émoi. En écoutant Bénébar, on prend un malin plaisir à se rappeler avec ou sans nostalgie toutes les petites anecdotes de la vie qui font sourire, râler, pleurer. À tous ceux et celles qui ont des enfants, je dédicace la "Berceuse".
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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Mer 13 Juin - 18:21

Bénabar @ Métropolis

08 Juin 2012 - Pour être honnête, je n’ai jamais été fan de Bénabar. Sans vraiment de raison particulière d’ailleurs, le nom ne m’évoquait juste rien de bien palpitant. Alors quand vendredi soir j’ai été invitée à me rendre au Métropolis pour couvrir son concert dans le cadre des Francofolies, j’étais curieuse évidemment, mais un peu grincheuse sur l’heure de passage en mode mamie de 90 ans. “22h?!! bon je reste juste une petite demi-heure, trois-quart d’heure max, pour avoir quelque chose à dire, hein, mais pas plus!”

22h arrive, et avec, les musiciens sur scène. Quelques notes aidant, ils battent des mains avec le public. C’est que le Métropolis se mettrait presque à vibrer. La salle est comble et si enthousiaste que c’en est impressionnant. Benabar arrive en courant sur scène, la foule se soulève, littéralement. Une euphorie qui, jusqu’à la toute dernière seconde du concert, ne retombera pas. Car oui, je suis restée jusqu’à la toute fin, tentant de grappiller jusqu’aux dernières miettes musicales. Les lumières étaient déjà rallumées, la salle se vidait et je ne parvenais toujours pas à trouver la présence d’esprit de suivre le flow. Hypnotisée.

22h donc. “Bien l’bonsoir messieurs dames!” lance Benabar de son chic habituel. Jeans prune, veston et veste de costume noir. C’est qu’il en impose le monsieur, et d’un seul regard, tant l’énergie qu’il dégage est contagieuse. Derrière lui, ses musiciens animent claviers, guitares, banjo, batterie et trombone, les deux jolies choristes posent leur voix. L’orchestre prend forme. Une bien belle bande de potes qui se retrouvent pour faire la fête, à laquelle toute la salle semble conviée généreusement. Regards complices, accolades, jeux de mains, éclats de rire et mimiques de clown s’échangent.

En quelques notes, on se retrouve immergé au coeur de cette fanfare joyeuse, de ce grand cirque, dont Benabar est le clown principal. Pas étonnant que ç’ait été là son premier amour. Tel un conteur des temps modernes il enchaîne les histoires, ces tranches de vie dans lesquelles on se retrouve tous immanquablement. On rit, se laisse surprendre, toucher, voire ébranler.

Benabar, ce poète chansonnier. Il enchaîne en sautillant et se démenant les titres tirés de ses différents albums, en commençant avec Quelle histoire et Infréquentable. Peu importe qu’on connaisse les paroles ou non. On se retrouve vite à boire chacune de ses paroles. Autour de moi, j’en entends murmurer les paroles, d’autres s’époumonent. Et le Métropolis devient chorale.

“Merci d’être venu. Merci beaucoup!” remercie-t-il, touché. C’est que pour un premier concert à Montréal, l’accueil est particulièrement chaleureux, triomphal même. Un public conquis, propice aux confidences. Benabar avoue donc “vous savez, je suis jaloux en amitié”, en guise d’introduction à sa prochaine chanson Où t’étais?

“Maintenant tu dois choisir, c’est moi ou c’est lui. Entre ton vrai pote ou un mec d’un soir, qui est ton meilleur ami? Je ne te suffis plus? Qu’est-ce qu’il a de plus que moi? Il est plus jeune c’est ça?!”

La salle rit, chante, danse au fil des chansons qui s’enchaînent à un rythme effrainant.

Pas de place à l’ennui, Benabar n’arrête pas un instant, s’il ne chante pas, il fait son show, à dose de bonnes blagues et d’autodérision. Petit coup plein d’humour aux Parisiens dans A la campagne.

” A la campagne, c’est la fête aux clichés (…) Quand arrive le dimanche soir. A la campagne. Pour éviter les bouchons. On va p’t-êt’ pas rentrer trop tard (…) A la campagne. J’ai envie d’être campagnard. D’avoir une grosse moustache. Et un gilet en velours (…)

Ou une boutade à nous tous, anciens ados…” La prochaine chanson parle d’une adolescente, ça me donne un coup de vieux…ça veut dire que je deviens un vieux chanteur bordel!” rit-il avant d’expliquer aux plus jeunes “qui pensent que le IPhone 1 est l’ancêtre du téléphone, le concept du téléphone à fil, vous savez celui branché dans le mur non pas pour le recharger mais pour…téléphoner”.

Blague à part, mais avec autant d’humour, Benabar dépeint la vie. On pourrait presque parler de fresque sociale, tant les scénettes du quotidien sont une mosaïque de détails, plus percutants les uns que les autres.

Benabar, ce fin observateur.

Neuvième chanson déjà, La phrase qu’on n’a pas dite, extraite de son dernier album, Les bénéfices du doute.“Une nouvelle chanson c’est émouvant, c’est comme la naissance d’un enfant. On sait pas ce qu’elle va devenir…comme un enfant on a peur qu’elle reste moche!” Ah cynisme parisien, tu m’avais manqué! Rassurons-nous, la-dite chanson n’a rien de laide, au contraire. Une réflexion aiguisée sur cette ribambelle de “j’aurais dû” qui hantent parfois nos quotidiens.

Le Métropolis semble envahi d’enfants qui, fascinés, écoutent une histoire, les yeux pétillants et le sourire en coin.

“On a tous essuyé des refus” continue-t-il avec le même humour. “Je vais parler d’un sujet douloureux et sociétal: les ruptures amoureuses. Bon ça a été difficile à écrire, car ça n’est jamais arrivé mais heureusement j’avais mes amis!” ajoute-t-il pour introduire Rateaux. Une chanson pour le moins hilarant, qui fait écho, qu’on le veuille ou non.

S’ensuivront deux titres tout aussi chargés de finesse et d’humour, dont La p’tite monnaie et la fameuse Muriel.

Puis la lumière devient bleue, les guitares sont grattées et l’un des musiciens sort une flûte à bec. Vestige de nos cours de musique de collège…“On s’est bien foutu d’votre gueule hein?!” Les premières notes de la berceuse envahissent la salle. Et la salle de reprendre les paroles. “Mais dors mais dors bordel…pourquoi tu dors pas?…si tu dors pas, j’te place!” Tentative d’hypnose de la salle. Silence. “Putain j’adore mon boulot!” s’exclame-t-il. Avant de finir la chanson en fanfare, unplugged.

Pour continuer dans l’aspect instrumental du show, les instruments sont rangés. La troupe s’agite. L’un va chercher un escabeau en métal, l’autre un seau de champagne, un paquet de céréales, un fût de bière, un ukule…“C’est la crise! On essaie de joindre les deux bouts, alors on remplace les instruments…et on fait un peu de placement de produits” explique Benabar mi-chanteur mi-clown. Il se retourne. Sur son dos, un plastron des poulets Saint-Hubert. Fou rire généralisé.

Plus qu’un simple concert, c’est à un véritable show qu’on assiste. Benabar est un phénomène, et autant vous dire que ma fatigue passagère de début a vite laissé place à une semi euphorie. Complètement embarquée par le personnage. Comme tout le Métropolis d’ailleurs. Jamais depuis que j’écume les concerts montréalais je n’avais assisté à une telle démonstration d’engouement.

À peine la dernière chanson terminée, L’effet papillon, que la salle entière vibrait, tremblait même, d’une même force et d’un même rythme. Un regard vers les balcons, et je découvre une marée de bras levés qui battent la cadence. “Une autre! Une autre!”. Toute la salle crie, tape des pieds jusqu’à essoufflement. Magique. Transcendant même.

Benabar et ses deux choristes reviennent au piano pour une reprise de Love me tender en rappel. “C’est pas de moi, c’est une reprise!” Love me tender, love me dear, tell me you are mine, I’ll be yours through all these years” de son accent frenchy accentué…“through ! Vous savez dire through, vous?…c’est bien ce que je pensais! Pour certains, c’est pire que ce que j’pensais!”…le pitre ne s’arrête plus.

Retour au sérieux pour un passage en revue de chacun des membres de la troupe, de la production et des toutes les fourmis qui travaillent à la réalisation des Francos.

La musique reprend, apportant avec Les Epices du souk du Caire l’ultime touche au tableau…un trait de nostalgie qui prend jusqu’aux tripes. La salle n’est que silence, danse et musique. Révérence de la troupe. Le temps de reprendre ses esprits. Bénabar. Métropolis. Montréal. Ah oui. Avancer un sourire collé aux lèvres.

Qui a dit que la chanson française n’avait pas d’avenir?

Auteur : Sarah Meublat

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Catherine

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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Mer 13 Juin - 18:30

Merci Kiki ! Donc, la journaliste est passée du mode "mamie de 90 ans" à celui de "fan" et elle semble être restée plus de 45 mn apparemment !

Bon, il ne faudrait pas trop qu'ils s'habituent à NOTRE Bénabar, ceux-là...!
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Clem

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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Mer 13 Juin - 18:37

Superbe, j'adore cet article !! merci Kiki Smile
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MéLie-MéLo

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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Mer 13 Juin - 19:36

Ah ah ah j'ai juste lu le début où elle disait qu'elle n'était pas fan. Vu la longueur de l'article, je sens qu'elle a changé d'avis Wink merci Kiki, je vais lire tout ça Very Happy.
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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   Mer 13 Juin - 21:25

J'en pleure presque tellement c'est beau ... Et je ne plaisante pas !
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MessageSujet: Re: Articles sur les concerts 2012   

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