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 Articles portant sur "Les bénéfices du doute"

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Clem



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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Dim 4 Déc - 13:36

Laurence a écrit:
Nan mais là tu me tues, Kiki : pour une fois que je me réveille tôt un dimanche, je pensais être la première à publier un nouvel article, ben non : tu l'as fait cette nuit pendant que je regardais le Téléthon !

Cela dit, n'hésite pas à éliminer ce post d'une rare indigence dès que tu l'auras lu ! Wink


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Agnès

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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Lun 5 Déc - 8:09



Culture
Bénabar ne trompe pas énormément

Passé par le théâtre et le cinéma, Bénabar revient à son art mineur préféré, la chanson. Alors oui, ses clichés à l'emporte-pièce pourraient façonner le plus gros biscuit du monde. Oui, il manie l'art de la rime comme d'autres le trombone à coulisse, avec un nonchalant souci d'efficacité. Et oui, ses mélodies et ses textes ne vont jamais chercher plus loin que le spectre des radios FM ne l'y autorise, ni trop tristes, ni trop fun. Et pourtant Bénabar séduit. Parce qu'avec ce 6e album, Les bénéfices du doute, il ne déçoit personne. Ni ceux qui aiment, ni ceux qui adorent détester l'apparente facilité avec laquelle il dépeint la banalité de nos vies contemporaines.B.C.

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Agnès

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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Lun 5 Déc - 8:17




Rentrée musicale 2011
Bénabar : “Agacer ne me déplaît pas”


En quinze ans de carrière, il s’est imposé comme une valeur sûre de la chanson française. Il est de retour avec un nouvel album intitulé Les Bénéfices du doute.

On l’avait laissé au cinéma, ou encore au théâtre. De retour en chansons avec son sixième album, Les Bénéfices du doute, dans les bacs aujourd’hui, Bénabar, la quarantaine, se rappelle ainsi à notre bon souvenir. Obsédé par la volonté de parler à tout le monde avec ses textes directs, le chanteur atteint ses objectifs dans ce nouvel album aux tonalités joyeuses et aux arrangements aérés. Avec, aussi, une constante depuis ses débuts : une bonne dose d’humour et aussi un certain engagement. Rencontre.

FRANCE-SOIR
Dans la chanson Politiquement correct, vous vous déclarez contre la guerre, pour l’écologie… Vous n’avez pas peur de passer pour un donneur de leçons ?
BÉNABAR J’espère que non, parce que ce n’est pas mon objectif. J’ai été très vigilant là-dessus, ce n’est qu’une conversation de bistrot, une réaction. J’en ai marre qu’on m’explique que je suis un peu con parce que je ne suis pas raciste, ou que je suis un bobo parce que je pratique les poubelles séparées. Je sais que j’évolue dans un milieu privilégié, mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Il y a des gens qui souffrent du racisme, de l’antisémitisme ou de l’homophobie pour de vrai, et je suis fier de cette chanson.

F.-S. Parmi les autres thèmes abordés, on trouve les amours malheureux, ou encore l’alcool…
B. Heureusement, j’ai évité la chanson sur le cap de la quarantaine ! Qu’est-ce que je me serais pris… On ne sait jamais quel titre va donner sa couleur à un disque. Dans Les Risques du métier, en 2004, il n’y avait qu’une seule chanson, Le Dîner, qui parlait de pizzas et tout le monde a eu l’impression que l’album ne parlait que de pizzas ! Quant à la bouteille, je ne voulais pas être moralisateur sur le sujet. J’ai pris l’option festive, comme c’est parfois le cas avec l’alcool. Bref, je n’ai plus envie de me cacher.

F.-S. C’est-à-dire ?
B. Par exemple, je sais que mon album peut agacer, et ça ne me déplaît pas. Je sais qu’il vaut ce qu’il vaut, qu’il n’y a pas de Ne me quitte pas ou de Mistral gagnant dedans. J’accepte mieux les critiques, je comprends qu’on ne puisse pas me sacquer. Quant à la politique, je suis de gauche, mais je ne déclarerai jamais que ce n’est pas bien de voter UMP. Je ne dis pas ça pour racoler, mais parce que c’est la vérité, c’est mon côté démocrate. Avec l’âge, on devient moins borné. En revanche, j’ai de plus en plus envie de dire que je suis de gauche.

F.-S. Est-ce que vous retourneriez chanter pour soutenir Ségolène Royal comme vous l’avez fait en 2007 ?
B. C’était un truc collectif, c’était entre les deux tours de la présidentielle, on savait quasiment qu’on avait perdu… Je ne minimise pas ce moment, j’assume complètement d’avoir chanté au stade Charléty pour Ségolène. En revanche, cette année, on ne va pas me voir. Je ne suis pas devenu assez taré pour aller dire aux gens pour qui il faut voter. Ce n’est pas mon métier, j’ai un micro, mais c’est seulement pour chanter.

F.-S. Vous faites aussi du cinéma, du théâtre… Etes-vous devenu « show-biz » ?
B. Je suis devenu un peu show-biz, effectivement, mais le public doit savoir que ce n’est plus ce que c’était. Il y a moins d’oseille : les fontaines de champagne, les jets privés et la coke à volonté, terminé. Mais j’ai pas mal de copains dans le métier, je m’entends avec plein de gens très bien.


Par Propos recueillis par Sébastien Catroux.
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kiki
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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Lun 5 Déc - 10:27

LE PARISIEN - 05 12 11

Bénabar veut « parler les yeux dans les yeux »

PROPOS RECUEILLIS PAR EMMANUEL MAROLLE | Publié le 05.12.2011, 08h56

Bénabar est en forme. « Cela va étrangement bien. D’habitude, je suis terrifié à la sortie d’un disque. Mais là, je suis détendu, plus tranquille », avoue-t-il. Son succès au cinéma dans « Incognito » et au théâtre au côté de Jacques Weber pour « Quelqu’un comme vous » est passé par là.

A 42 ans, l’artiste assume de plus en plus.

Vous faites presque peur sur la pochette de l’album. Votre regard rappelle celui de Malcom Mc Dowell dans « Orange Mécanique ».

BÉNABAR. J’espère que je suis moins taré que lui! L’album va dans ce sens-là. Il est plus direct, plus frontal, assez immédiat dans la façon d’écrire. Je voulais parler les yeux dans les yeux.

Dans le premier single vous répétez : « Je suis politiquement correct. Mais moi je t’emmerde ». C’est violent, non ?

Je n’ai pas fait cela pour créer une polémique mais en réaction à un discours qui, à force d’attaquer le politiquement correct, attaque l’antiracisme. Ce sont souvent des gens intelligents et cultivés qui te font douter. Ils vont te dire : « Il y a plus de Noirs et d’Arabes dans les prisons. C’est un fait. » Non, ce n’est pas un fait. Si tu mets des Norvégiens dans un quartier où il y a 60% de chômage, il y aura plus de délinquance chez les Norvégiens. Alors oui, je suis politiquement correct et « je t’emmerde » parce que je n’ai pas envie de débattre sur les différences entre un petit enfant noir et un petit enfant blanc ou me demander si un gamin juif a plus de chance de travailler dans la finance qu’un autre.

Vous êtes en train de devenir un Sardou de gauche ?

C’est vrai que « Politiquement correct » va dans ce sens-là. Mais je ne veux pas imposer mes chansons. Je ne suis pas dans une démarche du genre « je veux que ce soit dit », comme Sardou a pu le faire dans le passé. Mais il ne faut pas non plus se faire confisquer la parole. Il n’y a pas longtemps, un Algérien d’une soixantaine d’années m’a remercié pour « Politiquement correct » avec des larmes dans les yeux. Alors on va peut-être se foutre de ma gueule avec cette chanson, mais c’est bien de le dire. Ce sont juste des idées humanistes que partagent des gens de gauche comme de droite heureusement.

Vous allez vous engager auprès d’un candidat à la présidentielle ?

Je n’ai pas envie d’être militant. Pour le coup, ce serait déplacé en ce moment. Il y aurait une forme d’indécence à venir parler de la misère. Je dis ce que je pense quand on me le demande. J’adore ça, la politique. Ma famille est politisée. Je vote à gauche mais mon avis n’est pas plus important qu’un autre. Je ne suis que Bénabar, mais je comprends que ça puisse agacer.

Comme votre chanson « le Dîner », qui a été fustigée par un certain nombre de critiques et d’artistes.

Oui, il y a deux ans, j’étais une sorte d’épouvantail. C’était très à la mode de trouver mes chansons repoussantes. C’était un retour de bâton sans doute parce que, jusque-là, j’avais été traité avec bienveillance. Certains artistes ont parlé de moi avec beaucoup de condescendance. Pendant ce temps-là, Renaud me disait qu’il aimait bien mes chansons. Cela me suffisait. Mais j’essaie d’être lucide. Sur ce nouvel album, je sais qu’il n’y a pas de « Mistral gagnant ».

==============================================

Qu’arrive-t-il à Bénabar ?
Son nouveau disque surprend, moins inspiré que les précédents. Bénabar semble avoir égaré ses fondamentaux.

EMMANUEL MAROLLE | Publié le 05.12.2011, 08h50


paris (ixe), vendredi. Avec « les Bénéfices du doute », Bénabar a voulu un album plus direct. | (lp/jean-baptiste quentin.)

Son titre nous parle. Bénabar a appelé son sixième album, qui sort aujourd’hui, « les Bénéfices du doute ». Comme s’il anticipait un éventuel verdict défavorable. Pourtant, jusque-là, la clémence a plutôt joué en sa faveur. En cinq disques, le chanteur a réinventé la chanson populaire, celle qui raconte nos vies avec finesse et drôlerie, met le doigt sur nos travers, nos peurs, nos amours, nos emmerdes.
Certes, son plus gros succès n’était sans doute pas sa plus grande chanson : « le Dîner », récit d’une soirée devant la télé à manger des pizzas, n’est pas de la trempe du destin familial de « Quatre Murs et un toit », du simplet de « Majorette », de la bonne poire de « Je suis de celles ». Mais à chaque enregistrement, Bénabar réussissait à nous sidérer par une histoire, une idée, une émotion. Il en manque sur ce nouvel album, pas désagréable, pas formidable non plus.

Un goût d’inachevé

L’auteur a toujours épaté par son verbe. Cette fois, ses textes ne font pas d’étincelles. On aurait envie d’être bouleversé par « Moins vite », clin d’œil à ses enfants qui grandissent à toute vitesse. Sauf que Bénabar a la rime trop facile, voire pas de rime du tout. « Les biberons ne sont pas encore secs/Qu’on sort déjà la cuillère en plastique », écrit-il et, un peu plus loin, « De précieux cailloux au fond des poches/Et par-dessus tout les moufles qui tombent des manches ».

Bénabar a voulu un album plus direct. Il en oublie parfois la forme comme sur « Perdre la raison » : « Les sous-marins sont démodés/C’est pas une raison pour pleurer/C’est pas une raison non plus pour être pas triste. » Des couplets pas dignes de son talent. Heureusement, le musicien a de la réserve et signe encore des chansons bien senties, aidées par des arrangements sobres : « la Phrase qu’on n’a pas dite », sur le manque de repartie, « l’Agneau », évoquant les dangers de l’air du temps, « Différents », où les tyrans n’ont pas toujours la gueule de l’emploi. Mais, l’album laisse un goût d’inachevé, le sentiment qu’il ne s’y est pas passé grand-chose avec ces chansons banales sur les dragueurs ratés (« les Rateaux »), l’alcool (« Après de près »), les quadras immatures (« Alors c’est ma vie ») ou les rumeurs (« Quelle histoire »). Sauf peut-être à travers « Politiquement correct », prise de position d’un Bénabar qui trie ses déchets, n’est ni misogyne, ni homophobe, ni raciste. « Je suis politiquement correct. Mais moi je t’emmerde. » A prendre ou à laisser. Pour l’instant, on lui accordera les bénéfices du doute.
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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Lun 5 Déc - 10:40

Encore une jolie photo, merci pour les nouveaux articles, Agnès, Kiki, m'en vais lire tout ça Smile.
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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Lun 5 Déc - 12:14

Bénabar : 'Je comprends qu'on ne puisse pas me sacquer.'
Le Lundi 5 Décembre 2011 à 11:50

Après des débuts au cinéma prometteurs ( Incognito, 2009), le théâtre avec Jacques Weber ( Quelqu'un comme vous, Théâtre du Rond-Point), Bénabar revient à la musique. À 42 ans, il sort un sixième album intitulé Les Bénéfices du doutes. Dans les bacs ce lundi 5 décembre, cette collection de chansons est annoncée par le single Politiquement correct où le chanteur défend les idées humanistes qui lui tiennent à coeur. Mais parlez-lui d'engagement politique, Bénabar préfère rester en retrait.

Le chanteur avait pourtant chanté au grand concert que Ségolène Royal organisait au stade Charléty à l'entre-deux tours des élections présidentielles 2007. Aujourd'hui, s'il se déclare toujours de gauche, il ne veut pas devenir un porte-drapeau. Dans France-Soir, il déclare : "Cette année, on ne va pas me voir. Je ne suis pas devenu assez taré pour aller dire aux gens pour qui il faut voter. Ce n'est pas mon métier, j'ai un micro, mais c'est seulement pour chanter." Idem dans Le Parisien : "Je n'ai pas envie d'être militant. Pour le coup, ce serait déplacé en ce moment. Il y aurait une forme d'indécence à venir parler de la misère. Je dis ce que je pense quand on me le demande. J'adore ça, la politique. Ma famille est politisée. Je vote à gauche, mais mon avis n'est pas plus important qu'un autre. Je ne suis que Bénabar, mais je comprends que ça puisse agacer." En promo pour son disque, le chanteur se montre assez ouvert à la critique : "Je sais que mon album peut agacer, et ça ne me déplaît pas. Je sais qu'il vaut ce qu'il vaut, qu'il n'y a pas de Ne me quitte pas ou de Mistral gagnant dedans", confie-t-il à France-Soir. "J'accepte mieux les critiques, je comprends qu'on ne puisse pas me sacquer."

La sortie d'un album est toujours stressante pour un artiste. Bénabar vit ce nouveau chapitre de sa carrière avec sérénité : "Cela va étrangement bien. D'habitude je suis terrifié (...) Mais là, je suis détendu, plus tranquille", assure-t-il dans Le Parisien. Bénabar retrouvera son public dès le 16 février en tournée dans toute la France. Il sera également du 22 au 24 mars au Zénith de Paris... ils sont plutôt nombreux à "pouvoir le sacquer" !
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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Lun 5 Déc - 20:20

Chartsinfrance.ent - 05 12 11

Bénabar : accordons-lui "Les bénéfices du doute"

Bénabar publie cette semaine son sixième album. Pour "Les bénéfices du doute", le chanteur a opté pour les guitares, les banjos, un piano bastringue et un solo d’harmonica pour accompagner des textes signer par une nouvelle plume. Réalisé par Jean-Louis Piérot, "Les bénéfices du doute" est un vrai procès dans lequel les accusés sont multiples.

Pourquoi avoir intitulé son sixième album "Les bénéfices du doute" ? Parce qu'il faut bien accorder à Bénabar d'avoir tenté de faire de son mieux avec « une maladroite écriture de gaucher ». En effet, le verbe du chanteur, à l'origine du succès qu'il rencontre depuis quelques années, n'est plus aussi fédérateur qu'il a pu l'être précédemment. Peut-être pas à la hauteur ou tout simplement différent. L'artiste, que l'on nommerait sans hésitation poète, ne fait plus rimer les vers et préfère toucher avec une prose mélodique. Pour "La phrase qu'on n'a pas dite" par exemple : « Qui n'servira donc à personne / C'est à nous qu'il manquera / La phrase qu'on n'a pas dite / Le dernier mot qu'on n'a pas eu ? Les ratés, les retards le remords / Tout ce qu'on regrette ». Certaines rimes trouvent quand même grâce à nos yeux, notamment sur le titre "Perdre la raison". Bonne ou mauvaise surprise, cette évolution fait toute la différence. Plus direct, presque cash dirait-on, Bénabar dit tout ce qu'il a sur le cœur dans cet album. Un procès de la société ? Oui, ou presque. Dans "Politiquement correct", le chanteur tacle les racistes et les homophobes, s'oppose à la légalisation de la drogue et implore le respect de tous, même des femmes de ménage et de la concierge. Normal direz-vous. Pas pour tout le monde visiblement. "Politiquement correct" est sans doute le titre le plus fort de cet album en demi-teinte où le très bon côtoie le moins bon, et ça, c'est une première.

Le très bon, c'est notamment le titre "Après de près", dans lequel Bénabar chante l'alcoolisme, qu'il réduit à une bouteille vide : « Après de près, quand on se réveille / On voit que ce n'est qu'une bouteille… vide ». "Différents" se démarque aussi du lot avec sa mélodie et l'accompagnement au piano qui offre un moment de pose pour les oreilles. Dans cette chanson, l'artiste fait remarquer à juste titre que les dictateurs et les tortionnaires ressemblent malheureusement à tout un chacun. Alors que beaucoup disent qu'Hitler n'a rien d'humain, Bénabar fait le triste constat du contraire : les méchants ne ressemblent pas aux monstres des contes pour enfants. "Quelle histoire !" C'est entraînant et joviale : "Quelle histoire !" pourrait faire un bon single dans les prochaines semaines. Enfin, "L'agneau" ne laissera personne sur sa faim ! Bénabar revisite l'expression « suivre comme un mouton de Panurge » dans cette chanson entraînante dont le texte est très bien écrit. Mention spéciale pour ce titre

« Un disque qu'il faut savoir apprivoiser. »

On n'est moins convaincu par "Les râteaux", qui évoque des histoires de blagueurs ratés, et "Alors, c'est ma vie", qui évoque à son tour les quadras ratés. "Les bénéfices du doute" nécessite véritablement plusieurs écoutes avant d'être apprécié à sa juste valeur.« Je recherchais une écriture plus resserrée, plus nerveuse. J’ai beaucoup retravaillé les textes. Je voulais qu’il n’y ait que la peau sur les os. » déclarait l'artiste à son sujet pour expliquer ses choix artistiques. Une bon résumé qui ne doit néanmoins pas faire passer au second plan ce sens du rythme que Bénabar a toujours su mettre en musique au détour de ballades, des morceaux sonnant « variétoche » qui résonnent toujours aussi bien. Pour les adeptes de ce nouveau style, le chanteur a publié l'ouvrage "Travaux publics" qui regroupe l'intégrale des textes de son dernier album (uniquement vendu avec). Il y a en pour tous les goûts puisque ce livre reprend également les textes de ses précédents disques. Un recueil arrivé à point nommé.
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kiki
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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Lun 5 Déc - 21:56

Metrofrance.com - 05 12 11

Bénabar: “Faire un disque, c’est toujours aussi dur”



Après un passage par le théâtre, Bénabar publie son sixième album, Les Bénéfices du doute. Rencontre avec un des derniers survivants de la vague des chanteurs réalistes.


Il paraît que vous n’avez jamais été aussi serein...

C’est vrai que je suis plutôt détendu par rapport à cet album. Je l’assume entièrement, de la première à la dernière note. J’ai l’impression d’avoir été au bout de mes idées. Mais c’est le public qui décidera, au bout du compte !

Pourquoi avoir appelé l’album Les Bénéfices du doute ?

Je fais référence à la période d’écriture, que j’ai toujours trouvée angoissante, comme le moment où je me projette sur ma carrière, sur la façon dont je suis reçu. Cette fois, j’ai réussi à limiter les questionnements stériles. Je préfère voir le doute comme une avancée, pas comme la peur qui te paralyse. Le doute fut libérateur et constructif !

Cet album sonne presque comme un premier album...

C’est vraiment ce qu’on voulait faire, quelque chose d’immédiat et de direct. Un album que l’on prendrait plaisir à écouter dès le début.

Vous allez fêter vos quinze ans de carrière, est-ce que vous imaginiez en arriver là aujourd’hui ?

C’est aussi pour ça que je suis d’humeur optimiste. J’ai réalisé que c’était une chance d’enregistrer un sixième album. Je mesure à quel point tout n’est pas encore gagné. Je n’ai pas eu le sentiment de m’être trahi ou compromis. Mais attention, je ne me considère pas du tout comme étant installé ! J’arrive juste à me dire que ce n’était pas un malentendu.

Est-ce qu’on repart vraiment de zéro à chaque album ?

Oui, il faut toujours se mettre en danger. On se repose les mêmes questions qu’au début. C’est vrai que l’expérience permet d’avancer plus rapidement, mais elle a aussi ses limites dans la musique.

C’est compliqué d’arriver avec des nouvelles idées ?

Oui, j’ai écrit plein de chansons pour m’ouvrir le champ des possibles, éviter les répétitions et la parodie. Ce qu’on gagne en expérience, on le perd parfois en spontanéité. Faire un disque, c’est toujours aussi difficile. On a beau être solide, il faut rester naturel et frais !

Vous voyez chaque chanson comme un court métrage ?

Je passe beaucoup de temps sur les pitchs des chansons, à essayer de trouver le meilleur angle. Il ne s’agit pas simplement de mettre des mots sur une musique. Et puis j’aime bien trouver une chute pour mes chansons, une sorte de conclusion à la réflexion.

Pascal Obispo a récemment déclaré de façon ironique qu’écri­re des chansons de variété, c’était “con et ringard”. Vous êtes du même avis ?

Oui, ça rejoint la pensée que je développe dans une chanson comme “Politiquement correct”. Certaines personnes n’hésitent pas à adopter une attitude un peu snob, très suiveuse, pour dénoncer la variété. Mais ça fait partie du jeu.

C’est plus facile d’accepter les critiques avec votre vécu ?

Aujourd’hui, je suis tranquille, mais j’ai subi beaucoup d’attaques personnel-­ les et de procès d’intention. Certaines m’ont permis de m’améliorer. Cela dit, j’arrive à déceler quand on n’a pas vraiment écouté mon album. Je suis chanteur, mais j’ai quand même un peu de QI !

Notre avis

Le cap de la quarantaine semble sourire à Bénabar. Son sixiè-­ me album, baptisé Les Bénéfices du doute, contient une nouvelle salve réjouissante de fables réalistes, entre “Les râteaux”, sur les déboires des dragueurs, “L’agneau”, qui se moque avec humour des opportunistes, ou encore “Moins vite”, sur les enfants qui grandissent trop vite. Si certaines formulations peuvent paraître candides à la première écoute, il suffit de gratter un peu pour retrouver ce qui fait la force du chanteur : un sens pointu de l’observation et une analyse de la société et du quotidien parfois proche de certains humoristes. Sur des mélodies enjouées, l’auteur- compositeur n’oublie pas non plus d’injecter une bonne dose de mordant et de nostalgie qui nous cueille par petites touches. Un disque attachant.
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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Lun 5 Déc - 22:31

Citation :
Le cap de la quarantaine semble sourire à Bénabar. Son sixiè-­ me album, baptisé Les Bénéfices du doute, contient une nouvelle salve réjouissante de fables réalistes, entre “Les râteaux”, sur les déboires des dragueurs, “L’agneau”, qui se moque avec humour des opportunistes, ou encore “Moins vite”, sur les enfants qui grandissent trop vite. Si certaines formulations peuvent paraître candides à la première écoute, il suffit de gratter un peu pour retrouver ce qui fait la force du chanteur : un sens pointu de l’observation et une analyse de la société et du quotidien parfois proche de certains humoristes. Sur des mélodies enjouées, l’auteur- compositeur n’oublie pas non plus d’injecter une bonne dose de mordant et de nostalgie qui nous cueille par petites touches. Un disque attachant.
Très bien résumé !
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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Jeu 8 Déc - 9:00

RTBF.be - 07 12 11

Entretien avec un Bénabar en pleine forme !
Mercredi 7 décembre 2011

Bénabar nous revient en cette fin d’année avec « Le bénéfice du doute », un sixième album énergique qu’il défendra sur scène à Forest National le 20 mars prochain. Nous avons discuté avec lui de ce nouveau disque mais aussi de son parcours et de son regard sur ce métier hors norme.

Un entretien plein de bonne humeur avec un homme très attachant !


Bénabar - Crédit Photo Levillain Kowalsky

François Colinet : Vous sortez votre sixième album « Le bénéfice du doute » Connaissez-vous l’angoisse avant de trouver l’énergie pour construire un nouveau projet ?

Bénabar : Après la tournée, il y a toujours un grand vide parce que, en fait, tu n’es chanteur que quand tu chantes.. Quand tu retournes chez toi, tu n’es qu’un « branleur » comme les autres mais avec une vie un peu particulière. Être chanteur, c’est pas un métier comme un boulanger qui sait faire du pain, par exemple.

Pour ce disque-ci, j’étais plutôt serein mais c’est vrai que cette angoisse fait partie du processus, de cette envie de faire quelque chose de nouveau. Il ne suffit pas d’enfiler 12 chansons à la suite, de s’enfermer une semaine et de trouver des trucs qui riment. Ça doit aussi venir de l’intérieur. Il y a un peu de notre inconscient qui doit nourrir les chansons. J’ai donc besoin d’une période assez longue pour pouvoir varier les thèmes qui m’inspirent.

La manière de composer vos morceaux varie-t-elle avec le temps ?

Bénabar : Oui, sur ce disque musicalement, ça a vraiment changé. C’est composé différemment. Je pense que cela s’entend clairement. Cette fois-ci je n’ai pas tout écrit et composé moi-même puisque le groupe Archimède m’a écrit une chanson. C’est vraiment un super groupe. Je fais très attention, je crois, au risque de lassitude. De mon côté comme du côté du public, d’ailleurs. On ne peut pas toujours utiliser les mêmes recettes pour faire un album. Même mes plus grands fans en auraient marre au bout d’un temps. Comme tout le monde, j’ai besoin de nouveaux défis pour avancer.


Bénabar - Crédit photo Levillain Kowalsky

Comment gérez-vous le côté un peu « déstructuré » de la vie d’artiste ?

Benabar : C’est une vie confortable et privilégiée mais il y a un danger de se déconnecter des choses parce que la plupart des gens travaillent de 9 a 18h. Le risque c’est de rester entre « gens du métier ». qui vivent décalés comme toi. Mais je côtoie aussi plein de gens qui ne sont pas dans ce métier donc je garde une vie assez « classique ». Quand on a une vie de famille et des enfants c’est obligatoire et de toute façon c’est préférable d’avoir des repères concrets au quotidien.

En parlant de cette vie atypique, comment choisissez-vous les personnes qui vous accompagnent sur la route ?

Bénabar :Le noyau dur de l’équipe change peu, que ce soit les musiciens mais aussi les techniciens de tournée. Pour le reste, c’est le bouche-à-oreille qui marche. On connaît les gens parce qu’on les a croisés sur la route. C’est un réseau. C’est important pour les musiciens d’arriver dans ce réseau, souvent sur un coup de chance, une coïncidence, un plateau télé ou une première partie par exemple. Du coup, c’est d’autant plus difficile pour ceux qui ne sont pas dedans.


Bénabar - Crédit photo Levillain Kowalsky

Vu de l’extérieur, on a l’impression que le succès est arrivé rapidement, dès votre deuxième album…

Bénabar :Pour moi, ça a marché relativement vite mais je chantais déjà depuis 2 ans dans les bars et sur des petites scènes. j’avais déjà 30 ans quand le succès est arrivé. Je n »ai jamais souffert ni galéré , je connaissais certaines ficelles du métier avant d’avoir du succès. Je travaillais comme scénariste pour la série « H » ce qui me permettait de faire de la musique en parallèle. Je n’ai jamais vraiment fait de petits boulots, mais j’ai été régisseur de cinéma, donc je sais ce que c’est d’apporter les cafés et d’être une petite main.

Vous serez à Forest National le 20 mars prochain. Directement, une très grande salle, un choix ?

Bénabar :Forest National c’est un choix audacieux mais avec ce nouveau disque, je crois qu’on peut le risquer. L’album est très entraînant, plus direct, plus brut, sans cordes, sans cuivres. Il est plus rentre-dedans. Mais c’est difficile à dire parce que finalement, ce qui fonctionne, c’est avant tout les bonnes chansons, quelque soit la taille de la salle. Et aujourd’hui, il est trop tôt pour connaître la réaction du public.

Ceci dit, tout le monde sait que j’ai une relation très particulière avec Bruxelles. J’ai vécu à Saint-Josse, j’ai tourné le film « Incognito » ici, j’ai enregistré l’album au studio ICP, bref tout me ramène à Bruxelles. Donc, on va passer une « sacrée soirée » à Forest National !


Bénabar - Crédit photo Levillain Kowalsky

Vous sortez un nouveau CD alors que la vente de disque s’écroule et que les modes de consommation musicale évoluent très vite…

Bénabar: Par loyauté pour un milieu qui souffre, dans lequel des gens se font virer et dans lequel j’ai de nombreuses amitiés professionnelles, je n’adhèrerai jamais au discours de certains de mes confrères qui défendent le téléchargement illégal. Mais je trouve que les disques sont trop chers. Du coup, c’est normal que ceux qui ont déjà du mal à payer leur loyer ou leurs factures téléchargent sur internet. C’est tellement simple et à portée de clic ! Pour enrayer ça, il faut une offre musicale crédible et bon marché.

Je suis à fond pour des politiques d’accès à la culture pour tous, des tarifs réduits pour chômeurs, étudiants, etc. Mais je pense en revanche que le fantasme de la gratuité, il faut s’en méfier. Malgré tout, je suis assez optimiste, c’est une période de transition, de flottement. Il va falloir être créatif C’est vrai, moi, j’ai eu la chance de vendre des disques mais je crois surtout que le problème est mal posé. Il y a trop de démagogie autour de tout ça.

Votre nouveau single « Politiquement correct » a marqué les esprits. Pourquoi sortir ce coup de gueule ?

Bénabar : On assiste à l’émergence de personnalités médiatiques qui, sous couvert de lutter contre le politiquement correct, défendent des idées dégueulasses. Ces gens laissent, par exemple, penser que être antiraciste c’est un peu con, que lutter contre les personnes misogynes ou antisémites c’est un peu démodé. Moi qui suis très antiraciste et très politiquement correct, cela me fait bondir et j’ai eu besoin de l’exprimer dans une chanson. J’enseigne à mes enfants que on ne peut pas être « un peu raciste » ou « un peu antisémite », qu’on ne peut pas transiger avec ces valeurs-là et qu’il ne faut jamais croire que ces batailles sont gagnées.

Entretien : François Colinet
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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Jeu 8 Déc - 21:37



Avec son sixième album, le chanteur a décidé d'adopter une écriture plus directe et de proposer des instrumentations davantage variées.

De retour après le succès de son album "Infréquentable", écoulé à près de 500 000 exemplaires, Bénabar a une nouvelle fois couché sur papier ses coups de gueule et ses petits bonheurs du quotidien avec une plume qui fait toujours aussi mouche. Qu'est-ce qui a bien pu changer alors pour l'artiste devenu en quelques années l'archétype du chanteur français populaire ? Devenu comédien, au cinéma et au théâtre, il a, comme toujours, connu le doute et l'angoisse de la feuille blanche pour écrire ce nouveau projet. D'où un nom tout trouvé : "Les bénéfices du doute", à la pochette plutôt inquiétante où Bénabar nous fixe avec insistance.

Le premier single "Politiquement correct" donne le ton d'un album qu'il a voulu plus direct dans l'écriture et plus fouillé dans ses instrumentations. Plutôt frais à l'image d'un premier disque, ce projet est un peu une remise à zéro pour l'artiste. Le chanteur a ainsi peut-être perdu au passage un peu de force et d'ampleur dans son propos et ne surprend pas beaucoup avec ses titres plutôt naïfs sur l'échec amoureux ("Les râteaux"), les gens trop gentils ("L'agneau") ou encore le temps qui passe ("Moins vite"). Si l'album ne contient pas de tubes potentiels comme "Le dîner", Bénabar garde toujours son style mordant et plein d'humour pour traiter de sujets sérieux comme l'alcoolisme ("Après de près").

Banjo, harmonica, piano... L'artiste a soigné des arrangements léchés et une variété de styles. Titres entraînants ou au contraire ballades intimistes se côtoient. "Les mirabelles" est notamment dédié au comédien disparu Jocelyn Quivrin, avec lequel il avait joué dans "Incognito". La quarantaine tout juste passée, il livre un constat plein de justesse et d'humour sur son propre parcours ("Alors, c'est ma vie !") et revient sur les complexes des femmes dans "Faute de goût". S'il ne surprend pas avec ce nouveau projet, il s'installe un peu plus comme le chanteur phare de la scène française. "C'est d' l'amour", qui clôt le disque, retranscrit certainement le mieux ce lien qui l'unit au public depuis une dizaine d'années. Bénabar n'a aucun doute à avoir là-dessus !

Guillaume Torrent le 08/12/2011
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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Jeu 8 Déc - 22:15


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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Ven 9 Déc - 10:34

Article sympa vu sur le blog.fnac.ch

Une semaine, un disque: Bénabar, « Les bénéfices du doute »
8 décembre 2011 | Auteur: Gyslain_Fribourg

Bénabar a une sensibilité de gauche. Il y a un mois, Charlie Hebdo brûlait sous les flammes haineuses d’une bande de lâches incapables d’assimiler le concept de la liberté d’expression. Deux semaines après ce scandale (étouffé depuis par les aberrations politiques liées au sauvetage de l’Euro), on ouvrait un Charlie en partie consumé mais à l’ironie et à la sympathie décuplées, pour peu que l’on préfère voir la vie de façon décalée. En page 7, courrier des lecteurs, un coup de gueule presque anonyme – pour celui qui ne prend le temps de déguster les sermons de ses fidèles – signé Bénabar, chanteur. Coup d’gueule d’un artiste devenu homme mûr et qui reste connecté au satirique via la presse. Merci pour tes sources, Bénabar. Surtout qu’à son sujet, on a tous eu peur. A la sortie d’ »Infréquentable » (2008) – il faut le dire assez moyen – la critique ne l’a pas loupé. Le revers en pleine face d’un dîner annulé à la dernière minute? Le phénomène s’y apparente. Malgré l’ambivalence humoristique de son « dîner », on a senti qu’il aurait du mal à s’en remettre, que le fait de rester sous la couette doublé d’une popularité aussi soudaine que disproportionnée allait forcément lui revenir dans la figure. Il fallait remettre les choses entre quatre murs, et un toit.

Lui se dit infréquentable, nous le savons devenu incontournable. En quinze ans de carrière, Bruno Nicolini a toujours aimé la vie, mais avec une particularité: tirer les bénéfices du doute de chaque décennie de l’existence d’un homme, à vingt ans, trente ans ou aujourd’hui quarante ans. Son bel humour s’est bonifié, de sa participation aux scénarios de la série H – on n’a jamais fait plus drôle en sitcom franco-black-blanc-beur -, ses rôles pas incognito au cinéma et ses bandes originales de films. D’accord, ce qui peut agacer le côté punk qui sommeille en chacun de nous, c’est son acceptation de tout, son penchant sympa avec tout le monde, comme si sa notoriété se complaisait dans tout ça. Les minarets, les mariages gay ou le prêt-à-penser , Bénabar s’en fout assez pour les chanter avec modération. Et puis d’entrée, il nous emmerde (« Politiquement correct »)! Passés les sujets de société et les envies de déranger (« L’agneau », « Différents »), Bénabar propose ce qu’il sait faire de mieux en collant des parties de vie sur ses chansons. Toutes les manières d’enrhumer un homme sont bel et bien là (« Les râteaux »), sans oublier les angoisses d’un père qui vient de passer quadra (« Alors c’est ça ma vie? ») et qui complexe (« Faute de goût »). L’artiste chante les problèmes de son âge, conte l’histoire du mec de quarante ans qui doute, sur fond de dégoût politique: la crise de la quarantaine de l’homme 2011? Finalement, Bénabar ne change pas trop, il nous prend par la main et continue de chanter avec légèreté les choses (pas si) simples de la vie. Il a bien fait de tirer des « Bénéfices du doute », notre sourire est toujours là et sa popularité aussi. Soyons fous, puisqu’il aime ça. Après tout Bénabar, c’est un peu notre Charles Trénet moderne, en plus bobo et moins collabo.
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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Ven 9 Déc - 10:41

Très sympa et très bien écrit, en effet ! Smile Dommage qu'on ait loupé le coup de gueule en question sur Charlie Hebdo ! Personne ne l'a acheté, à l'époque ? Je voulais le faire pour soutenir, et bien sûr j'ai oublié...
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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Sam 10 Déc - 19:30





Bénabar, chanteur de proximité


Bénabar, l’un des chanteurs les plus populaires de son époque, vient de sortir son nouvel album, Les bénéfices du doute, où l’on entend un suprenant recentrage variétés.

Merci Bénabar. Grâce à lui et à d’autres (Vincent Delerm), on n’entend plus, comme il y a quelques années, les concours de chant des artistes de variété qui avaient fait de leur métier une compétition sonore.

Fini les Hélène Ségara et Lara Fabian qui avaient douloureusement monopolisé les ondes dans les années 90, place à un nouveau style.

Son arme secrète, ses textes

Bénabar, à ses débuts, n’est pas ce qu’on appelle un chanteur conventionnel. Ses textes sont faits pour être écoutés plus qu’interprétés, et c’est ce qui plaît au public.

Et quels textes ! Son “pactole”, son arme secrète, ce sont ses paroles dites de proximité. Il croque depuis ses débuts des tranches de vie quotidienne dans lesquelles chacun (ou presque) se reconnaît.
Album événement

C’est même un peu devenu une caricature. Dès qu’on parle de Bénabar, on imagine les soirées devant les pizzas ou des voyages sur autoroutes. C’est sûr, on est loin de Jacques Brel, mais il a au moins le mérite de proposer un style original. Et ça marche, plutôt pas mal même.

Son album, Reprise des négociations, sorti en 2005, s’est tout de même vendu à près d’1,5 million d’exemplaires.

Porté par des titres comme Maritie et Gilbert Carpentier ou encore Le Dîner, Bénabar se met à remplir les Zéniths de la France entière. Pas mal pour un chanteur au style plutôt intimiste.

Aujourd’hui, Bénabar est devenu un poids lourd de la chanson française et la sortie de chacun de ses albums est un événement médiatique. C’est bien sûr le cas du très attendu Les bénéfices du doute, qui interpelle tout de suite.

La pochette, déjà, fait froncer les sourcils. Le chanteur apparaît en souriant comme un damné, prêt à fomenter un mauvais coup.
Interdit aux cyniques

Le premier titre, Politiquement correct, étonne. Bénabar se moque ouvertement de son image de chanteur lisse à la philosophie sommaire, tout en la célébrant. Et ça fait du bien à entendre.

Les autres chansons surprennent aussi au premier abord, mais pas forcément en bien. Dès le deuxième titre, Les Rateaux, Bénabar effectue un recentrage variété façon années 70 telle que le pratiquaient Michel Delpech et Joe Dassin. Un kitsch sans doute assumé qui interpelle.

Mais curieusement, au bout de plusieurs écoutes, cette joie de vivre, cet entrain à continuer à vivre même si parfois c’est dur, redonnent le moral.
On se retrouve à taper des mains et à chanter ces refrains un peu niais en chœur. Pas de doute, Bénabar a un talent certain pour l’empathie et l’émotion (voir le touchant Moins vite qui incite les enfants à prendre leur temps avant de grandir), et finit par l’emporter. Interdit aux cyniques et aux blasés.

Rémi Bonnet
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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Sam 10 Déc - 20:42

"Refrains un peu niais"... Rolling Eyes Suspect Pauvre gars No
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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Lun 12 Déc - 10:55

Merci Kiki & Agnès.
Et de bien jolies photos dans l'article belge Smile.
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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Mar 13 Déc - 7:38

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France/Musique : « Les bénéfices du doute » pour Bénabar !
Avec son sixième album, le chanteur français Bénabar, a décidé d'adopter une écriture plus directe et de proposer des instrumentations davantage variées.

De retour après le succès de son album "Infréquentable", écoulé à près de 500 000 exemplaires, Bénabar a une nouvelle fois couché sur papier ses coups de gueule et ses petits bonheurs du quotidien avec une plume qui fait toujours aussi mouche. Qu'est-ce qui a bien pu changer alors pour l'artiste devenu en quelques années l'archétype du chanteur français populaire ? Devenu comédien, au cinéma et au théâtre, il a, comme toujours, connu le doute et l'angoisse de la feuille blanche pour écrire ce nouveau projet. D'où un nom tout trouvé : "Les bénéfices du doute", à la pochette plutôt inquiétante où Bénabar nous fixe avec insistance.

Le premier single "Politiquement correct" donne le ton d'un album qu'il a voulu plus direct dans l'écriture et plus fouillé dans ses instrumentations. Plutôt frais à l'image d'un premier disque, ce projet est un peu une remise à zéro pour l'artiste. Le chanteur a ainsi peut-être perdu au passage un peu de force et d'ampleur dans son propos et ne surprend pas beaucoup avec ses titres plutôt naïfs sur l'échec amoureux ("Les râteaux"), les gens trop gentils ("L'agneau") ou encore le temps qui passe ("Moins vite"). Si l'album ne contient pas de tubes potentiels comme "Le dîner", Bénabar garde toujours son style mordant et plein d'humour pour traiter de sujets sérieux comme l'alcoolisme ("Après de près").

Banjo, harmonica, piano... L'artiste a soigné des arrangements léchés et une variété de styles. Titres entraînants ou au contraire ballades intimistes se côtoient. "Les mirabelles" est notamment dédié au comédien disparu Jocelyn Quivrin, avec lequel il avait joué dans "Incognito". La quarantaine tout juste passée, il livre un constat plein de justesse et d'humour sur son propre parcours ("Alors, c'est ma vie !") et revient sur les complexes des femmes dans "Faute de goût". S'il ne surprend pas avec ce nouveau projet, il s'installe un peu plus comme le chanteur phare de la scène française. "C'est d' l'amour", qui clôt le disque, retranscrit certainement le mieux ce lien qui l'unit au public depuis une dizaine d'années. Bénabar n'a aucun doute à avoir là-dessus !
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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Mar 13 Déc - 10:21

Encore 2 articles pour aujourd'hui :

Moustique.be

Les lecteurs de Moustique ont rencontré Bénabar
musique 13/12/2011 09h18, Luc Lorfèvre



Politiquement correct mais aussi profondément sincère, le chanteur à la plume caustique revient avec "Les bénéfices du doute". Et cette fois, c'est vous qui posez les questions

[...]

Votre nouvel album s'intitule "Les bénéfices du doute". Est-ce une manière de vous défendre par rapport aux critiques qui pourraient vous être adressées ?

Bénabar - Non, c'est plutôt une manière de mettre en avant la notion de doute. Douter m'aide à avancer. Pour moi, c'est très constructif. Avec ce disque, je me suis posé les bonnes questions pour me permettre d'écrire et d'enregistrer dans un climat sain et apaisant. Dans le passé, je me tracassais sans doute trop avec des questions existentielles inutiles. J'ai donc réduit le doute autour de moi, mais j'en ai toujours besoin.

Votre single Politiquement correct a déclenché la polémique, notamment avec la phrase "Mais moi je t'emmerde". Etes-vous allé trop loin ?

Bénabar - Il n'y a aucune stratégie derrière Politiquement correct et encore moins de la provocation. Seulement du vécu et de la sincérité. C'est un cri du cœur, voire un coup de gueule, que j'aurais peut-être pu atténuer, notamment en enlevant "Je t'emmerde",mais ça aurait été de l'autocensure. En France, je me fais pas mal allumer avec cette chanson, ça prouve que j'ai mis le doigt sur quelque chose. Pour certains médias, c'est politiquement incorrect de dire qu'on est politiquement correct. Moi j'ai envie que les gens sachent que je n'ai pas peur des mosquées ou que les Restos du cœur sont une grande cause à défendre.

Dans votre nouvel album, il y a une chanson qui s'intitule Une phrase qu'on n'a pas dite. Est-ce qu'il y a une réplique que vous regrettez réellement de ne pas avoir dite ?

Bénabar - Ça m'arrive souvent en ce moment, puisque je donne beaucoup d'interviews dans le cadre de la sortie de mon nouvel album. La nuit, je me retourne dans mon lit en pensant: "Je n'aurais pas dû répondre comme ça, j'aurais dû dire ça". D'un autre côté, je me rends aussi compte que j'ai l'énorme privilège de pouvoir parler et de dire ce que je pense. Si j'ai un coup de blues, je peux en faire une chanson. Malgré Internet et le téléphone portable, ce n'est pas donné à tout le monde de pouvoir exprimer ce qu'il a sur le cœur. C'est réservé à une certaine aristocratie et j'en fais partie. C'est pour ça que je fais gaffe à ce que je dis.

[...]

Etes-vous un chanteur de variétés ou un chanteur engagé ?

Bénabar - Je suis un chanteur de variétés qui a le sentiment de devenir un peu un chanteur engagé, même si je ne me considère pas comme tel.

Quelles sont les personnalités publiques qui vous inspirent le plus dans votre vie quotidienne ?

Bénabar - Il y en a un paquet. Ça va de Winston Churchill à Charles-Maurice de Talleyrand. En chanson, mes modèles sont Alain Souchon, Francis Cabrel, Louis Chedid ou encore Renaud. Bref, ces artistes qui sont toujours restés en accord avec eux-mêmes et avec leur public en évitant tous les écueils de ce métier.

Vous citez Renaud parmi vos modèles. Il ne va pas très bien.

Bénabar - Moi, je trouve qu'il ne va pas si mal que ça. On s'est vus récemment, je lui ai fait écouter mon disque et on a beaucoup parlé. Tout le reste, c'est un grand manège… Autour de Renaud, certaines personnes disent qu'il est dans une mauvaise passe suite à ses problèmes privés et comme Renaud se doute de ce qu'on raconte sur lui, ça ne peut qu'approfondir son malaise.

Est-ce qu'il y a un album que vous devez écoutez pour vous rappeler pourquoi vous faites ce métier ?

Bénabar - Pas un album, mais plutôt des chansons. Beaucoup de chansons. Des titres de Renaud ou de Joe Dassin. J'ai repris On s'est aimés comme on se quitte dans l'émission Les 500 choristes pour TF1 et c'était magnifique. Je n'ai aucune honte de dire que j'aime Joe Dassin ou Delpech. En tant que chanteur, ça me fait du bien de l'écouter régulièrement.

Quand avez-vous été jaloux pour la dernière fois en entendant une chanson d'un autre à la radio ?

Bénabar - Ça m'arrive dès que j'écoute la radio, c'est-à-dire chaque jour. Récemment, j'ai été super-jaloux de Miossec. J'aurais voulu écrire à sa place Chanson sympathique extrait de son dernier album "Chansons ordinaires". J'aime aussi beaucoup les chansons de Cali et de La Grande Sophie.

Pourriez-vous citer les trois chansons préférées de votre répertoire ?

Bénabar. - J'ai du mal à avoir un regard objectif et affectif sur mes chansons. Il y a des morceaux comme Le dîner, Quatre murs et un toit ou L'effet papillon qui ont très bien fonctionné auprès du public et pour lesquels j'éprouve une gratitude particulière. Il y en a d'autres qui ont moins marché mais qui me tiennent à cœur pour leur texte ou leur mélodie. Et puis, il y a les dernières chansons qu'on a forcément envie de défendre parce qu'elles ne sont pas encore connues. De manière générale, je m'éloigne assez vite de mes albums. Je n'en suis pas encore à les écouter en boucle chaque soir dans mon salon avec mes tee-shirts de tournée en me disant: "putain, c'est quand même bien".

Vous avez participé à de nombreux duos. Quel est votre meilleur souvenir ?

Bénabar - J'ai une tendresse particulière pour un duo que j'ai fait à l'un de mes concerts, voici une dizaine d'années, avec Michel Delpech. Personne ne l'attendait et nous avons repris Quand j'étais chanteur. Il y avait plein de jeunes dans la salle qui ne le connaissaient pas et qui lui ont fait une ovation.

[...]

Quel a été le plus beau moment de votre vie ?

Bénabar - Pour ne pas faire comme les autres, je ne devrais pas dire que les naissances de mes enfants sont les plus beaux moments de ma vie. Mais c'est à quoi je pense. Et dans le futur, je crois aussi que les plus grandes émotions, c'est à mes enfants que je les devrai. Pas pour des moments importants, mais bien pour ces "petits" moments. Quand ils sautent le dimanche matin dans votre lit, quand ils ont un truc super-important à vous dire alors que vous êtes au téléphone…



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L'AVENIR - 13 12 11

Bénabar : « Les bons sentiments ne sont pas si mauvais »
Levillain Kowalski

Pour ce sixième album, Bénabar a viré les cuivres.Et engagé des choristes, qu’on retrouvera en tournée.

« Politiquement correct », le single de Bénabar, suscite un début de polémique en France. Le chanteur s’en étonne…

Nos voisins français sont friands de polémique. Alors que le single de Bénabar, Politiquement correct, est sorti depuis un petit temps déjà, il commence – seulement maintenant – à faire quelques vagues dans la presse française. En gros, on lui reproche ce plaidoyer pour le politiquement correct, qui mène à une société aseptisée.

Vous vous attendiez à ce que « Politiquement correct » suscite autant de discussions ?

Franchement non. Je savais que cela allait un peu remuer, mais je suis surpris par l’angle que prennent certains journalistes pour en faire une polémique… Dans cette chanson, il n’y a pas d’ambiguïté. Je rigole un peu de moi… Peut-être est-elle mal écrite, mais je ne vois pas où certains veulent en venir.

En fin de compte, c’est une chanson coup de gueule…

Oui, un coup de gueule de chanteur… À force de m’entendre dire que je ne suis pas raciste, pas anti-sémiste, pas misogyne donc politiquement correct, je réponds « oui, mais je t’emmerde ». C’est une conversation de bistrot, ça ne va pas plus loin… Ce que je voulais dire, c’est que les bons sentiments ne sont pas si mauvais.

Mais cela semble évident, non ? Vous en rencontrez souvent des gens qui revendiquent d’être racistes, par exemple ?

Non, mais je rencontre des gens qui sous prétexte de lutter contre le politiquement correct ne défendent plus l’antiracisme… C’est plus insidieux. Ce qui me trouble, c’est que tout le monde semble avoir bien compris la chanson, mais certains journalistes influents à Paris essayent d’en faire une polémique.

On vous disait moins stressé que d’habitude à la sortie de l’album. N’est-ce pas en train de changer avec cette histoire ?

Je lutte pour que cela n’arrive pas. Mais c’est pour ça que je prends plaisir à venir prendre l’air deux jours à Bruxelles. Cela rend un peu parano ce genre de truc.

C’est mal vu d’avoir du succès en France ?

Je ne sais pas si c’est le succès. C’est plutôt la différence entre le commentaire et la critique. Il y a des journalistes qui mettent en perspective, qui analysent, écoutent les disques… Et puis il y en a d’autres qui ont pour métier de créer le buzz, d’animer le débat… C’est une espèce de caste apparue dernièrement qui souffle sur les braises… Cela m’étonne un peu.

Vous recommencez à tourner en février. Il y aura une nouveauté ?

Oui, cette fois-ci il y aura deux choristes. Il y avait pour la première fois des chœurs sur l’album et comme les filles sont super, on les emmène sur la route. Cela va être un gros spectacle festif.

Envie de refaire du cinéma ?

On m’a proposé des choses, j’ai deux ou trois projets où je coécris et j’espère que cela va aboutir. Je touche du bois. ¦

*************

« Les râteaux » :« Elle se trouvait au départ dans Alors c’est ça ma vie. Très vite, il y a eu quatre ou cinq couplets. j’en ai fait une chanson à part… Les grands dragueurs séduisent beaucoup parce qu’il y a aussi beaucoup de “déchets” dans leur séduction… »

« La phrase qu’on n’a pas dite » :« En cette période d’interviews, je me réveille souvent la nuit et je me dis : “C’est ça que je devais dire ! ” Je découvre ma chanson sous un autre regard. Sinon, je ne regrette pas trop de choses, parce que j’assume… »

« Moins vite » :« C’est une chanson qui parle des enfants qui grandissent trop vite. C’est assez vertigineux. Quand ils commencent à parler, à chaque heure cela change. C’est une évolution condensée… »

« Les Mirabelles » (dédiée à Jocelyn Quiverin) :« On était en train de devenir amis. Il était tellement lumineux qu’il était parti pour avoir une grande carrière. Je regrette le temps que je n’ai pas passé avec Jocelyn. » M.U.

**************

Ce qui étonnera l’habitué des disques de Bénabar, c’est qu’il n’y a pas de cuivres sur cet album. Un choix que le chanteur a opéré avec Jean-Louis Pierot, réalisateur d’albums pour Daho, Bashung, Brigitte Fontaine, Christophe Miossec… « C’était une envie commune de changer les choses, de ne pas refaire ce que j’avais déjà fait, de prendre un peu des risques… J’avais très peur de me répéter, d’avoir des mélodies un peu cousines, ce qui est naturel après six albums. » Mais que les amateurs de trompettes, clairons ou tubas se rassurent. Ils seront de retour sur scène. « C’était juste une parenthèse. On a tous des choses qui nous rassurent. Moi, c’est les cuivres ou les violons. On s’est dit qu’on n’allait pas se forcer à en utiliser. Moi, je voulais un album vraiment direct, assez simple dans la forme. Et peut-être un peu abrupt. »

Par contre, dans les textes, on retrouve cette dérision qui est devenue une marque de fabrique. Un humour auquel Bénabar tient beaucoup. « J’aime bien essayer d’amener de la dérision et surtout de l’autodérision. C’est important, sinon on donne des leçons, on se met au-dessus de la mêlée et c’est ennuyeux et prétentieux. Moi, je suis assez lucide sur moi-même, je fais du divertissement, cela ne va pas plus loin. Un chanteur mythique comme Brel rigolait beaucoup de lui-même, il faisait beaucoup le con, et ce n’était pas forcément à son avantage. Et cela n’enlève rien à la force des chansons. »

Pour la première fois, Bénabar a écrit beaucoup plus de chansons que le nombre requis. « Pour moi, il s’agissait d’écrire sans trop me poser de questions, sans savoir ce que cela allait devenir. Il y a quelque chose d’assez libérateur. Et puis j’avais envie d’avoir beaucoup de thèmes différents, sans me soucier de la chanson finale. J’avais peur d’avoir des sujets trop proches, ce qui est peut-être le cas d’ailleurs… »¦
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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Ven 16 Déc - 12:44

L'après-coup de la nouvelle chanson française
Magazine 16/12/11 à 11:10 | par Sarah Dahan

Au début des années 2000, la langue de Molière avait manifestement le vent en poupe tant les charts hexagonaux étaient pris d'assaut par les rimes de quelques "poètes" nationaux tels que Bénabar, Vincent Delerm ou encore Benjamin Biolay.

Près d'une décennie plus tard, ces mêmes hommes sont toujours présents dans le paysage artistique français, mais il semble que leurs routes aient pris des chemins bien insoupçonnés... Allomusic fait le bilan de la "nouvelle chanson française" :

Bénabar ou le succès retrouvé


C'est bien connu, le succès, ça fait des jaloux et ça provoque une pluie de reproches. Bénabar le sait bien puisqu'il en a fait les frais suite aux succès immenses de son album "Reprise des négociations" et son énorme succès Le Dîner. Les critiques lui sont en effet tombées dessus avec force et rage pour dénoncer son trop plein de bons sentiments. Dès l'album suivant, "Infréquentable", Bénabar opère un changement de style. Virage qu'il confirme avec "Les Bénéfices du doute". Il délaisse désormais les paroles truffées de petits tracas du quotidien pour se concentrer sur une prose mélodique, souvent accompagnée de banjo et autres mandolines... Il s'est également concocté un droit de réponse en bonne et due forme sur la chanson Politiquement correct, dans laquelle il dit emmerder les critiques ! C'est assez réciproque. Son album étant loin de faire l'unanimité... Mais le chanteur, acteur (il a fait du cinéma et du théâtre) et scénariste garde malgré tout l'amour du public : son disque tutoie, une fois encore, les sommets des charts.

La suite de l'article (Vincent Delerm - B. Biolay) sur allomusic.com


Dernière édition par kiki le Ven 16 Déc - 16:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Ven 16 Déc - 14:12

J'ai tout lu, si, si, vous pouvez même me faire une interro écrite ! Very Happy
Merci Kiki.
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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Jeu 22 Déc - 18:37

Vu sur un site qui s'appelle "FRANCOPHONIE DIFFUSION" et quia pour objectifs la diffusion, la promotion et l'aide à la commercialisation des musiques et des artistes de l'Espace Francophone.

Politiquement correct :(Benabar / Benabar)

> Ardzagank, Erevan / Arménie : vraiment c'est une chanson Politiquement correct!Smile)
> CHOQ FM 105.1, Toronto / Ontario / Canada : Bah ouais.
> CKXL, Winnipeg / Manitoba / Canada : different
> Lumen FM, Curitiba / Brésil : comme toujours Bénabar est un choix incontournable à diffuser si on veut montrer la bonne chanson française
> Prisma Virus 93.8 FM, Korinthos / Péloponnèse / Grèce : Bien
> Radio Al Manar, Bruxelles / Belgique : textuelle j'aime
> Radio Calypso, Saint-Martin / Guadeloupe : Du Benabar ! On aime
> Radio Francia, Mexico / Mexico D.F / Mexique : Des paroles qui risquent de déranger
> Radio Internationale d'Athènes, Athènes / Attique / Grèce : Une belle chanson!
> Radio Lihnari, Rhodes / Grèce : nice!!!
> Radio Mas Radio Television de Veracruz, Xalapa / Veracruz / Mexique : on aime bien son génie
> Tonkuhle, Hanovre / Basse-Saxe / Allemagne : belle chanson ironique
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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Jeu 22 Déc - 18:44

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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Ven 23 Déc - 18:21

Bénabar : «J’aime raconter la vie des gens de la classe moyenne »

Le chanteur Bénabar revient avec Les Bénéfices du doute , un sixième album studio.

La Croix: Votre album s’appelle Les Bénéfices du doute. Doit-on vous les accorder ?

BENABAR : Mes disques portent souvent un titre générique. Il y a eu Les risques du métier, Reprise des négociations… Celui-ci s’est imposé pendant la réalisation. Moi qui ai un rapport laborieux à l’écriture, je me sentais détendu, heureux d’être chanteur, de me trouver en studio. Je vivais très bien le doute qui habituellement me rend anxieux. Je l’ai resserré sur le plus important : l’écriture d’un couplet, la cohérence d’une mélodie. Le titre s’est imposé ainsi, au sens premier : le doute comme moteur de bénéfices.

Vos albums se caractérisent aussi par leurs pochettes : des portraits de vous, très travaillés. Pourquoi ce parti pris ?

Je travaille avec le même photographe, Christophe Rihet, depuis mes débuts. On se connaît bien et, sur la durée, le regard qu’il pose sur moi est intéressant. La photo retenue cette fois a un côté très direct, frontal. Je vous parle les yeux dans les yeux, sans tromperie sur le contenu. Ce que vous avez là, vous l’aurez dans le disque et je l’assume.

Vous faites allusion à Politiquement correct, la chanson qui ouvre le CD ?

Cette chanson, puisqu’on en parle, part d’un besoin de régler des comptes avec un discours de plus en plus répandu, qui attaque le politiquement correct et qui m’exaspère. Un discours cynique, branché, qui tend vers l’égoïsme juste pour faire bien. Ça ne prétend pas être une chanson à message, ni une provocation. Cela tient plus de l’énervement pour clore une conversation de bistrot. Autant dire que la première fois que je l’ai chantée à la télévision, j’ai cru interpréter une chanson de rebelle. Je mesure aux critiques reçues que j’ai bien fait de la mettre sur le disque. On m’attaque sur le fait que j’enfonce des portes ouvertes? Je prétends au contraire qu’il y a besoin aujourd’hui de redire certaines choses. Je suis hétérosexuel, marié, père de famille, et oui, j’essaie d’élever mes enfants sur des principes «politiquement corrects»… Je suis convaincu que ce n’est pas si inutile.

Le disque mêle les sujets sérieux – Après de près, qui traite de l’alcoolisme – ou tristes – Les Mirabelles sur le deuil –, la tendresse avec C’est d’l’amour et la franche rigolade des Rateaux… Vous sentez-vous héritier d’un Pierre Perret ?

Je l’ai découvert sur le tard, par ses chansons libertines, littéraires, ou pour enfants. Je n’ai découvert que plus tard l’étendue de son répertoire. J’aime écrire sur un thème comme s’il s’agissait d’un sujet de rédaction. J’ai fait des chansons d’amour, de rupture… Celle sur la bouteille m’a fait l’effet d’un exercice de style. Il fallait trouver le bon angle. Les Mirabelles est une chanson de vécu, en mémoire de Jocelyn Quivrin avec qui j’avais tourné le film Incognito et qui est décédé accidentellement peu de temps après. C’était une amitié potentielle, en devenir, et qui n’a pas eu le temps de se développer. Elle laisse un sentiment triste, cruel. C’est d’l’amour est ce que j’appelle la «chanson-qui-arrive-en-cours-d’album», quand on a l’esprit tranquille. Il y en a toujours une, pas toujours impérissable mais qui donne une couleur immédiate, alors que les autres ont pris deux ou trois ans à sortir.

C’est ça ma vie est-elle aussi une chanson de vécu, un premier bilan après la quarantaine et les dix ans de carrière ?

Ce n’est pas mon histoire, mais c’est la chanson la plus emblématique de l’album. J’ai 42 ans, symboliquement je suis au milieu de ma vie, je suis grosso modo ce que je serai toujours. Les choix qui m’animent sont là. Les doutes aussi.

Acceptez-vous d’être qualifié de chanteur de variété ?

Je suis devenu chanteur par accident, j’ai fait cinq ans de bistrot, ça m’a aidé à ne pas me projeter. Je vis bien la notoriété, je l’aime beaucoup, même, car c’est plus de la reconnaissance. Que les gens chantent mes chansons me bouleverse toujours. Toute une partie de la variété actuelle s’est éloignée de la chanson populaire en se bouchant le nez, ce qui est très élitiste et stupide. N’est pas Alain Bashung qui veut. Et lui a fait Gaby ou Vertige de l’amour, Serge Gainsbourg a écrit L’Ami Caouette, merveilleuse chanson désuette. Je défends bec et ongles la chanson de divertissement. Si vous écoutez les mêmes chansons que votre boulangère, vous n’avez pas forcément échoué dans la vie. Moi j’écoute les chansons de Calogero, de Michel Delpech, de Joe Dassin…

L’intégrale de vos textes vient aussi de paraître en livre. Vous sentez-vous chroniqueur de votre époque ?

J’aime dans mes chansons raconter la vie des gens de la classe moyenne. J’en suis moi-même un exemple type, même si je fais aujourd’hui partie des privilégiés. Mais classe moyenne un jour, classe moyenne toujours. Je n’achèterais jamais un vin valant une fortune. Ma vision de la vie est commune à toute une classe. Notre monde compte de plus en plus de super-riches et de super-pauvres, mais la classe moyenne, celle que je chante, celle qui consomme et fait tourner l’économie, qui achète une maison et s’éduque, part une semaine au ski en hiver, et me donne l’impression d’être en voie de disparition. Il faut tout faire pour que la classe moyenne existe. Et un peu la célébrer.

JEAN-YVES DANA
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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Mar 27 Déc - 15:26

Article mitigé sur rfimusique.com

Bénabar - Les Bénéfices du doute - 27/12/2011


Depuis Infréquentable (2008), Bénabar avait mis entre parenthèses sa carrière d’auteur-compositeur-interprète du quotidien pour se consacrer au cinéma, puis au théâtre. Il revient aujourd’hui avec Les Bénéfices du doute, un sixième album studio déconcertant, où les cuivres ont disparu pour faire la part belle au banjo et à l’harmonica.

Des premières notes pop rock, des guitares en pagaille plutôt country, voire même bluegrass… Oubliées les sonorités de fanfare, place à la variété au sens large ! C’est en effet à vingt ans de paysage musical français que Les Bénéfices du doute de Bénabar nous ramènent, de Jean-Jacques Goldman (Quelle histoire) à Noir Désir, quand s’immisce dans La Phrase qu’on n’a pas dite une pointe de reggae façon Le Vent nous portera.


Une curiosité musicale qui ne déplairait pas, si elle ne restait dans l’ombre de la voix. Mais ici, le chant, particulièrement en avant, met en lumière des textes qui dans l’ensemble déçoivent, avec moins d’humour (sauf peut-être sur Les Râteaux) et de bons et beaux mots qu’à leur habitude.

Car si Bénabar marche sur les traces de Renaud en s’essayant plus ou moins heureusement à la chanson contestataire (L’Agneau, Politiquement correct), et en empruntant même parfois jusqu’aux intonations du chanteur (Perdre la raison, Alors, c’est ça ma vie !), n’est pas incisif et poète à la fois qui veut !

On retiendra pourtant deux jolies réflexions, l’une sur la nature humaine, qui rappelle que les gens monstrueux sont des gens ordinaires (Différents), l’autre sur le temps et la vie qui passent (Moins vite). Et même un moment de grâce, avec Les Mirabelles, une chanson sur l’absence, dédiée au comédien disparu Jocelyn Quivrin. Un disque qui porte bien son titre en somme.
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MessageSujet: Re: Articles portant sur "Les bénéfices du doute"   Mar 27 Déc - 21:29

Mouais, un peu sévère quand même !
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