Décidément, Nathalie fait bien piqûre de rappel pour moi, je me rends compte que j'avais oublié aussi le sacro-saint CR post-concert !
D'abord, un petit mot sur la salle elle-même : je ne sais pas si les Parisiens sont blasés par rapport à l'Olympia, mais pour une "provinciale" dans le sens large du terme c'est quand même une émotion particulière de se retrouver devant l'entrée mythique, à contempler en plus le nom de son chanteur préféré en lettre rouges au néon, surtout quand on a tendance à vénérer la "vieille" chanson française - et Brel en particulier. Arrivé à l'intérieur, je trouve que l'effet un peu historique fonctionne moins : la salle a l'air trop neuve, trop moderne pour qu'on arrive à y superposer les images de Brel en noir et blanc qu'on a vu mille fois à la TV. Mais pour moi c'était quand même la 4ème star de la soirée !
Le concert lui-même, dans l'ordre chronologique :
Je découvrais presque Raphael : je connais vaguement quelques une de ses chansons les plus connues, que je trouvais belles, mais je ne suis pas très fan de l'interprétation (un peu molle à mon goût). Sur scène j'ai trouvé le chanteur beaucoup plus dynamique que je ne l'imaginais, et surtout j'ai été épatée par ses talents de guitariste !

Vraiment impressionnant. Ah oui, et au risque de faire ricaner mes petites copines (m'en fous

), j'ai été très impressionnée aussi par son physique, beaucoup plus avantageux, je trouve, qu'à la télé !

Pour paraphraser un peu Nathalie, je dirais qu'à mes yeux il a eu le seul tort d'être avant Bénabar, que bien sûr j'étais très légèrement impatiente de voir !
Bénabar avait dit dans une interview que ce genre de concert était aussi une occasion d'interpréter des chansons pas forcément très connues, j'espérais donc que la set-list allait être très différente de celle des concerts de 2009, et au début j'ai été comblée :
Le cahier de solfège, non seulement je l'adore, mais c'est vraiment la dernière chanson que je m'attendais à entendre en live ! J'ai un peu regretté que la suite ne soit pas du même tonneau, mais tout en trouvant ça un peu normal : il ne fait pas le concert pour les fans des premiers rangs qui ont tous ses disques et connaissent la plupart de ses chansons par coeur, mais pour l'ensemble du public, qui connaît plutôt ses tubes. Donc on a eu droit au
Dîner et à
L'effet papillon, plus quelques autres que j'aime plus :
Dis-lui oui, Quatre murs et un toit... Et enfin, last but not least, ze famous
Love me tender, qui a fait crouler la salle de rires alors que le sketch lui-même n'avait même pas commencé ! Il a d'ailleurs fait semblant de se vexer

Excellente surprise, donc, et j'espère bien qu'il la reprendra pour les concerts de 2012 !
J'attendais Bernard Lavilliers avec presque autant d'impatience que Bénabar (c'est un de mes chanteurs préférés), et je n'ai pas été déçue : il a chanté des chansons un plus confidentielles que celles qu'on entend tout le temps à la radio, je crois que la plupart étaient assez anciennes, et elles étaient vraiment magnifiques : texte sublime, interprétation très impressionnante, à l'image du bonhomme qui en impose, c'est le moins qu'on puisse dire. En même temps il faut bien reconnaître qu'il a un peu plombé l'ambiance avec des chansons particulièrement sombres ! Je crois que la grande référence de Lavilliers en chanson française c'est Léo Ferré, il en a le talent d'auteur et d'interprète, mais aussi une vision de la vie pas franchement gaie ! A la fin on a retrouvé les deux plus connues, et je dois dire mes préférées :
Les mains d'or et
On the road again. Waow !

Comme tout le monde j'ai été à la fois ravie de les retrouver tous les trois ensemble sur
J'suis snob, et déçue que ça s'arrête là. C'était tellement bien parti, leur petit trio !
Après a commencé la looongue attente à la sortie des artistes, récompensée par un moment très sympa avec Bruno, comme d'habitude.
Espérons qu'il ne faudra pas attendre jusqu'au mois de février prochain pour revivre tout ça !
